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L’État, la Métropole, la Ville de Grenoble, le Syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de l’agglomération grenobloise, la communauté de communes du Grésivaudan et le Pays voironnais viennent de lancer un plan inédit pour lutter contre les pics de pollution sur leur territoire. Un dispositif global et progressif qui, par l’attribution de certificats, doit permettre de limiter la circulation des véhicules les plus polluants lors des épisodes de pollution durables. Une première en France.

 

C’est un dispositif pour « réduire la durée d’intensité des pics de pollutions » dans l’agglomération grenobloise et ses territoires voisins, selon les mots du préfet de l’Isère, Lionel Beffre, qui a été présenté hier soir dans les salons de la préfecture de Grenoble, par les représentants de l’Etat, de la Métropole, de la Ville de Grenoble, du SMTC, du Grésivaudan et du Pays voironnais. Car, comme l’a rappelé Christophe Ferrari, président de la Métropole, « l’impact de la pollution sur la santé n’est pas une légende mais bien une réalité décrite par les scientifiques, avec 45 000 décès prématurés chaque année en France imputables à la pollution atmosphérique et 3/4  des habitants de la Métropole exposés à des valeurs qui sont au-delà de celles recommandées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ». Un enjeu sanitaire « évident » pour le président du SMTC, Yann Mongaburu, et « un enjeu social également » puisque « les premières victimes de la pollution se trouvent dans les quartiers populaires », a précisé l’élu, rappelant également que « les automobilistes eux-mêmes » font partie des personnes les plus exposées « car c’est au sein de l’habitacle que l’air est le plus irrespirable». Bref, « grâce à ces certificats, nous nous dirigeons vers une gestion plus fine de ces pics », a encore soutenu Lionnel Beffre, évoquant « une montée en puissance et une gradation des actions qui seront mises en place en fonction de la pollution », et des certificats qui « autoriseront ou pas la circulation des véhicules selon des critères précis ».

Mais pour bien sensibiliser les habitants – et pour plus de pédagogie -, ce dispositif utilisant des certificats fera d’abord l’objet d’une expérimentation à partir du 1er novembre prochain et pour une durée de deux mois, jusqu’au 31 décembre. A partir du 1er janvier 2017, le dispositif pourra faire l’objet d’une verbalisation (de 22 à 35 euros) en période de pic de pollution. Mais concrètement, comment ça marche ?  Les différents certificats seront distribués en fonction de l’âge et de la motorisation des véhicules : des moins aux plus polluants, ils classeront les véhicules en 7 catégories (du véhicule électrique au véhicule sans certificat, car trop ancien, voir ci-dessous en cliquant sur l’image).

A partir du deuxième jour du pic de pollution, pour tous les véhicules, la vitesse sera réduite de 20 km/h sur les voies où la vitesse maximale est supérieur ou égale à 90 km/h à l’échelle de la Métropole, du Grésivaudan et du Voironnais et à 70 km/h sur les autoroutes A 48, A 480, A 41 et A 51 à partir des barrières de péage de Voreppe, Crolles et Vif. Au cinquième jour du pic de pollution, sur les communes de la Métropole grenobloise et sur les accès par autoroute à la métropole grenobloise à partir des péages A48 Voreppe et A41 Crolles, les véhicules sans certificat (8% des véhicules immatriculés) auront interdiction de circuler, mais une tarification réduite sera parallèlement mise en place pour les transports en commun et le service Métrovélo. A partir du 7e jour – et les jours suivants – les véhicules de catégorie 4 et 5 (voir ci-dessus) seront également interdits sur les routes (26 % des véhicules), et les transports en commun ainsi que le service Métrovélo seront gratuits.

Pour une bonne information des habitants sur l’apparition des pics de pollution, l’information sera donnée la veille à partir de 15 heures : par le journal Le Dauphiné Libéré et la radio France Bleu Isère, sur les panneaux à messages variables installés sur les voies urbaines rapides et dans les communes, par les correspondants des Plan de mobilité au sein des entreprises et par notification sur les smartphones pour les personnes inscrites sur le site metromobilite.fr.

Pour obtenir le certificat de son véhicule, chacun est d’ores et déjà invité à se connecter sur la plateforme www.certificat-air.gouv.fr. Il vous faudra vous munir de votre carte grise afin de fournir les informations qui vous seront demandées. Le coût du certificat est fixé à 4,18 euros, et vous sera envoyée à l’adresse du propriétaire du véhicule. Mais comme l’a précisé Yann Mongaburu, « l’achat du certificat sera remboursé parle SMTC qui en retour, fournira gratuitement trois tickets de transport du réseau Tag ».

// Retrouvez l’article sur le site de la Métropole

// Présentation du dispositif en cliquant ici

// Consultez le dossier de presse en cliquant ici


// D’autres actions sont mises en œuvres pour améliorer la qualité de l’air sur la Métropole grenobloise, découvrez-les ci-dessous :

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