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Bilan de mi-mandat à Eybens : Trois ans de transition

Bilan de mi-mandat à Eybens : Trois ans de transition

Trois ans de transitions

La Ville propose un bilan de ses actions autour de quatre axes : les innovations numériques, la cohésion sociale, la transition écologique, le dialogue citoyen.

En complément du dossier du Journal d’Eybens, un rapport d’activités complet a été réalisé par l’équipe majoritaire de la Ville.

// Pour en savoir plus, et visionner les vidéos, le site internet de la ville d’Eybens

Qualité de l’Air, mobilités : 4 questions à Yann Mongaburu, Président du SMTC

Qualité de l’Air, mobilités : 4 questions à Yann Mongaburu, Président du SMTC

Comment vous y prenez-vous pour lutter contre la pollution de l’air dans la Métropole grenobloise ?

Les effets sanitaires et sociaux de la pollution de l’air en France sont considérables et tout particulièrement sur le bassin d’air grenoblois. Selon une dernière étude de l’INSERM on estime à 1 décès tous les 3 jours lié à la pollution de l’air sur notre territoire ! (voir l’étude). Notre approche se veut tout à la fois globale, cohérente et pragmatique pour respecter d’ici 2020 la réglementation européenne. Pour faire face à ce fléau dû au trafic routier, au chauffage au bois non performant et à l’industrie, nous nous sommes engagés dans des actions et dispositifs afin de lutter directement et durablement contre les deux sources d’émissions polluantes (particules fines et dioxyde d’azote notamment). Le temps est désormais à l’action, la prise de conscience citoyenne nous engage à relever ce défi de taille et d’engager la Métropole dans le 21ème siècle et dans l’ère post carbone.

Nous arrivons bientôt à la mi-mandat, quelles mesures ont déjà été mises en œuvre ?

Plusieurs grands chantiers ont été engagé depuis notre arrivée aux responsabilités en 2014. En premier lieu, la démarche « Métropole apaisée » qui généralise la limitation de circulation à 30km/h sur 44 des 49 communes. L’objectif : réduire les accidents et les nuisances sonores, mais surtout mieux partager l’espace public au bénéfice des plus jeunes et des plus anciens, des piétons et des cyclistes. C’est aussi ce que poursuit le projet de revitalisalisation du Cœur de ville de la Métropole qui fait la part belle à la piétonisation, la végétalisation, la mise en valeur du patrimoine et la création de nouveaux services de logistique urbaine pour les commerçants et leurs clients. Il s’agit aussi d’accompagner la constante augmentation de la pratique du vélo, l’INSEE vient de révéler que 15% des trajets domicile-travail se font désormais à vélo à Grenoble ! (voir l’étude). Les axes structurants vélos métropolitains (des autoroutes à vélos) et les nouvelles possibilités de parking pour les cyclistes répondent ainsi à ce que chacun et chacune puisse avoir la possibilité et les conditions adaptées pour se déplacer. Autre domaine d’intervention publique métropolitaine la Prime Air Bois d’incitation et d’aide au renouvellement des appareils de chauffage à bois non performants qui participera à la réduction d’émission de particule fine en période hivernale. Elle a fait sa preuve dans la vallée de l’Arve, nous nous inspirons de ce qui se fait de mieux ailleurs…

Le bassin grenoblois, comme d’autres territoires rhônalpins, a connu deux pics de pollution prolongés cet hiver. Quel bilan tirez-vous des mécanismes mis en place pour y faire face ?

Le pic que nous avons connu cet hiver est l’un des plus graves des dernières années. Mais nous avions travaillé depuis octobre 2014 à un protocole partenarial avec l’État, les collectivités voisines de la Métropole, les media, les autorités de mobilité pour ne plus vivre l’inaction des pouvoirs publics ou la stratégie de la danse de la pluie.

Dans la Métropole grenobloise, nous n’attendons plus pour agir. Dès que nous atteignons le seuil d’information, nous déclenchons progressivement et avec tous les acteurs les mesures : l’information de la population – parce que c’est le premier déterminant au changement de comportement -, les limitations de vitesse, les services de mobilité renforcés (transports en commun, vélo, covoiturage), les restrictions de circulation en fonction du niveau d’émissions des véhicules grâce aux certificats qualité de l’air. Ce dispositif est bien moins arbitraire et bien plus pragmatique et efficace que la circulation alternée. Nous sommes fiers d’avoir inventé à Grenoble un dispositif qui permet enfin d’agir sans attendre et que l’État souhaite généraliser sur tout le territoire d’ici avril 2017.

Au-delà des pics de pollution, les Certificats Qualité de l’Air permettent de différencier enfin les véhicules (poids lourds, utilitaires, particuliers) en fonction de leur responsabilité. Non, tous les véhicules ne se valent pas et oui nous devons organiser la sortie du diesel. Pour la première fois, la France différencie la responsabilité du diesel. Il était temps ! La transition doit maintenant s’accompagner et s’accélérer, parce que la santé n’a pas de prix. Je crois que l’heure n’est plus « au pourquoi du comment » mais à l’action. Dans cette même orientation le lancement de l’expérimentation le 1er janvier dernier d’une zone de circulation restreinte (ZCR) dans le cœur de la Métropole grenobloise participera également à améliorer la qualité de l’air sur notre territoire, l’objectif étant la sortie progressive du diesel et donc le pari d’une transition énergétique des véhicules.

Quels sont les axes de travail pour l’avenir ?

Comme je l’ai indiqué lors du lancement du nouveau plan de déplacement urbain (PDU) en ce début février : 2017 sera l’année de la voiture ! Nous aurons toujours besoin de voitures en 2030, mais de voitures probablement moins possédées et plus partagées, de voitures sans diesel, de voitures utilisées à plusieurs et plus en solo. Actuellement, 1,3 passager par véhicule en moyenne, pour des outils conçus pour 4 à 5 personnes : nous avons une belle marge de progression ! Redonner des capacités de stationnement en entrée du territoire pour inviter à finir son trajet en transports en commun ou à vélo pour les visiteurs, doubler le nombre de véhicules en autopartage pour que chacun puisse se déposséder des véhicules inutiles… Imaginez : 50 % des véhicules possédés par les grenoblois sont inutilisés un jour moyen de semaine. Mais bien qu’inutilisés, ils coûtent aux familles, à la collectivité, ils occupent de l’espace urbain. Le véhicule partagé – et non plus possédé – c’est du gain d’espace pour tous et du gain de pouvoir d’achat. La révolution numérique va accélérer cette transition. A une condition, que les pouvoirs publics prennent leur rôle de facilitateur …

// @YMongaburu

Un an de Métropole 8/9 : Suzanne Dathe

Un an de Métropole 8/9 : Suzanne Dathe

À travers 9 interviews publiées successivement sur notre site internet et les réseaux sociaux, le groupe d’élu-e-s du Rassemblement a souhaité prendre le temps d’un premier bilan après 1 an de Métropole. Engagés au sein de la Métropole grenobloise, les membres de l’exécutifs et président-e-s de commissions du Rassemblement ont répondu chacun à trois questions : l’occasion de faire le point sur le travail engagé (ou déjà accompli), leurs objectifs et axes de travail ainsi que les perspectives dans leurs champs politiques respectifs pour les années à venir.

 

// Lire l’article : Un an de Métropole : « Anticiper pour ne pas subir » – Le Rassemblement Citoyen Solidaire Écologiste à Grenoble-Alpes Métropole

“Honorer nos engagements et faire métropole pour toutes et tous. Favoriser l’accès aux droits et faire participer les métropolitains pour mieux répondre aux demandes”

Suzanne Dathe est conseillère déléguée aux “Dispositifs contractuels”

Au terme de cette première année de Métropole, qu’est-ce qui a marqué vos prises de responsabilités ?

La vie politique est nouvelle pour moi. Aussi le début de mandat a été marqué par l’appropriation de la thématique et du territoire, modifié par la définition des Quartiers Prioritaire de la Ville (QPV) qui se substituent aux anciens quartiers CUCS.
Deux journées de diagnostic et de consultation auprès des représentants des associations et des institutions qui œuvrent auprès des ménages en précarité ont été organisées, et ont conduit à la rédaction du contrat de ville, signé en juillet 2015. Ce contrat définit les orientations sur lesquelles les différents acteurs, institutionnels et associatifs, vont concentrer leurs efforts : l’égalité Femme-Homme, l’accès aux droits, la diminution de la violence intrafamiliale et faite aux femmes, la santé, l’insertion économique… Il innove par la mise en place obligatoire de conseils citoyens dans les quartiers prioritaires de la ville, avec une place importante réservée aux personnes qui ne s’expriment que très peu.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?

La vitalité associative, avec la création de nombreuses associations dans des secteurs très proches, doit aller de pair avec la nécessité de réfléchir en termes de mutualisation, voire de réorganisation, pour pouvoir continuer à fonctionner dans une géographie politique à plusieurs échelons (état, région, département), qui évolue. Cela conduit à des désengagements pour certains, notamment dans la médiation, ce qui n’est pas une bonne nouvelle.
Il nous faudra aussi plus de transversalité à l’intérieur de la Métropole pour mieux prendre en compte les demandes des métropolitains.

Quelle(s) perspective(s) pour l’année 2016 à venir, voire au-delà ?

Avec un budget contraint, il nous faudra faire des choix pour honorer nos engagements et faire métropole pour toutes et tous. Aussi, les priorités seront de favoriser l’accès aux droits, et de faire participer les métropolitains notamment par l’intermédiaire des conseils citoyens, pour répondre au mieux aux demandes et prioriser les thématiques.
Notre politique de déplacement et du « bien vivre-ensemble » devra contribuer à faire de la santé un élément important dans la définition des besoins essentiels, toute la qualité de vie en dépend !
Enfin, il est nécessaire de mutualiser les savoir-faire des Ateliers Santé Ville afin de permettre aux ménages métropolitains qui habitent dans les QPV de la Métropole – dix quartiers différents dans leur composition et leur histoire – de disposer des mêmes chances d’amélioration des cadres de vie, et des réponses adaptées à leurs spécificités.
Il faudra également changer les méthodes pour développer un partenariat entre la Métro et les associations, et trouver d’autres sources de financements autres que les subventions classiques.

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Un an de Métropole 7/9 : Jérôme Dutroncy

Un an de Métropole 7/9 : Jérôme Dutroncy

À travers 9 interviews publiées successivement sur son site internet et les réseaux sociaux, le groupe d’élu-e-s du Rassemblement a souhaité prendre le temps d’un premier bilan après 1 an de Métropole. Engagés au sein de la Métropole grenobloise, les membres de l’exécutifs et président-e-s de commissions du Rassemblement ont répondu chacun à trois questions : l’occasion de faire le point sur le travail engagé (ou déjà accompli), leurs objectifs et axes de travail ainsi que les perspectives dans leurs champs politiques respectifs pour les années à venir.

 

// Lire l’article : Un an de Métropole : « Anticiper pour ne pas subir » – Le Rassemblement Citoyen Solidaire Écologiste à Grenoble-Alpes Métropole

 

“Je suis optimiste sur le repositionnement de l’environnement au cœur du projet de territoire”

 

Jérôme Dutroncy est vice-président “Environnement, air, climat et biodiversité”

 

Au terme de cette première année de Métropole, qu’est-ce qui a marqué vos prises de responsabilités ?

Élu « novice », c’est indéniablement la découverte du fonctionnement interne de l’institution qui me marque ; à cela ajouté le passage en Métropole qui a brouillé les lignes. Côté politique, une difficulté à jouer collectif et à construire notre projet commun, même si le pacte de majorité est indiscutablement le lien qui nous lie. La lutte sous-jacente est parfois intense contre la « gouvernance par les maires », héritée de l’agglomération précédente peu intégrée politiquement. De mon expérience limitée, j’observe que la manière de faire est au moins aussi cruciale que le contenu. Elle la précède même. Je suis stupéfait par la quantité d’énergie qu’il faut déployer pour être informé des projets d’envergure, qui devraient être portés par l’exécutif tout entier et validé par les élus et non simplement par les directions de services. J’en tire des leçons pour l’avenir. Redonner la décision aux élus et repenser notre gouvernance des services par un exécutif unitaire est primordial.

Quels objectifs, axes et priorités politiques portez-vous au sein de la majorité ?

L’urgence à construire le contenu concret de notre projet de territoire est à mon sens de plus en plus prégnant. Nous fonctionnons trop souvent encore en silos. Cette manière de faire produit de réelles pertes de qualité des projets, tend à mettre en compétition des aspects par rapport à d’autres, l’aspect environnemental étant relégué à une forme de luxe ou mal appréhendé comme c’est le cas des espaces naturels, historiquement considérés comme des équipements de loisirs ! Définies désormais comme des priorités secondaires… Mon objectif est de constituer une meilleure lisibilité du lien entre les thèmes, leurs rôles respectifs et définir clairement les aspects environnementaux incontournables. L’existence d’un vice-président à la transition énergétique m’a relégué depuis cette année à un rôle secondaire sur certains sujets (pourtant porteurs de transversalité) comme le territoire à énergie positive pour la croissance verte (TEP-CV), et constitue parfois un frein, là où inversement cela pourrait être un accélérateur s’ils jouaient le jeu (nouveaux services). Il y a dans les bureaux de la métropole (et des communes) des compétences qu’il est nécessaire de faire s’épanouir. Les référentiels sont légions mais souvent mis sous le tapis ou peu diffusés dans les services. Je souhaite pousser fortement cette méthode d’acculturation transverse qui devrait structurellement apporter beaucoup pour l’environnement. Alliée à une perspective de participation citoyenne accrue, je suis optimiste sur le repositionnement de l’environnement au cœur du projet de territoire. Les principes des délibérations cadre sont souvent très ambitieux mais inappliqués car aucunement suivis de réels indicateurs. Je porterai au-delà de ma délégation la cuisante nécessité de suivre si les objectifs sont atteints et asservir nos politiques si ce n’est pas le cas.

Quelle(s) perspective(s) pour cette rentrée 2015 et l’année 2016 à venir, voire au-delà ?

caserne-De-BonneCette fin d’année, marquée par l’aboutissement de préparations sur la politique de lutte pour la qualité de l’air et contre le dérèglement climatique (via la COP21) va permettre de mettre en lumière une partie de cette vision. Le Projet agro-environnemental et climatique (PAEC) au travers de l’engagement niveau 2 en septembre, et 3 en janvier 2016, devrait être l’amorce d’une réelle politique climatique systématisée et ambitieuse. Un nouveau Plan de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE) verra également le joure. En parallèle, la culture de la nature en ville et son lien direct jusqu’aux espaces naturels à repenser comme des espaces publics est un enjeu qui devrait traverser le débat de l’intérêt métropolitain. La métropole apaisée, la réflexion sur le guide des espaces publics et la voirie devra intégrer ces aspects de végétalisation urbaine (qui est liée à la perméabilisation portée dans le PAEC) et qui sera accompagné d’une délibération cadre pour la biodiversité. Un autre des aspects de notre politique d’aménagement du territoire : l’anticipation de la compétence GEMAPI (gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) sera un gros sujet.

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Un an de Métropole 6/9 : Christine Garnier

Un an de Métropole 6/9 : Christine Garnier

À travers 9 interviews publiées successivement sur notre site internet et les réseaux sociaux, le groupe d’élu-e-s du Rassemblement a souhaité prendre le temps d’un premier bilan après 1 an de Métropole. Engagés au sein de la Métropole grenobloise, les membres de l’exécutifs et président-e-s de commissions du Rassemblement ont répondu chacun à trois questions : l’occasion de faire le point sur le travail engagé (ou déjà accompli), leurs objectifs et axes de travail ainsi que les perspectives dans leurs champs politiques respectifs pour les années à venir.

// Lire l’article : Un an de Métropole : « Anticiper pour ne pas subir » – Le Rassemblement Citoyen Solidaire Écologiste à Grenoble-Alpes Métropole

“Une révolution en douceur
dans le respect des spécificités des territoires de l’urbain au rural, une politique centrée sur l’habitant”

 

Christine Garnier est vice-présidente “Habitat, logement et politique foncière”

 

Au terme de cette première année de Métropole, qu’est-ce qui a marqué vos prises de responsabilités ?

L’habitat et le foncier sont devenus de pleines compétences de la Métropole, avec de nouveaux moyens d’action sur la réhabilitation, l’attribution des logements, la préemption… Ces changements d’organisation sont longs, car notre communauté d’agglomération était très peu intégrée. Concrètement, je passe beaucoup de temps à travailler avec les élus des communes et tous les partenaires pour que cette révolution se passe en douceur et dans le respect des spécificités des différents territoires, de l’urbain au rural.

Quels objectifs, axes et priorités politiques portez-vous au sein de la majorité ?

J’ai opéré un changement de l’ordre des priorités, pour centrer la politique de l’habitat sur l’habitant, acteur de ses choix et impliqué : co-construction du nouveau Programme Local de l’Habitat, transparence et droit au choix sur les logements sociaux, encadrement des loyers. La massification de la réhabilitation des logements publics et privés est en cours, avec la campagne Mur/mur2 d’isolation des logements. Un axe essentiel est la production de logements abordables, sociaux et très sociaux, dont une partie par transformation de bâtiments existants. L’objectif est d’atteindre 25 % de logements sociaux en 2025 dans les grandes communes et en moyenne sur la Métro.
La politique foncière démarre grâce au droit de préemption avec une priorité sur le renouvellement urbain, et la volonté de préservation des espaces agricoles. À l’Établissement Public Foncier Local que je préside, une meilleure organisation et une plus grande efficacité de l’utilisation des fonds publics vont nous donner de nouveaux moyens d’action.

Quelle(s) perspective(s) pour cette rentrée 2015 et l’année 2016 à venir, voire au-delà ?

Cette année va voir des changements importants. Une meilleure répartition des logements sociaux et des habitants va être lancée sur le territoire de la Métropole : élaboration d’un nouveau Programme Local de l’Habitat qui inclura pour la première fois une territorialisation des logements à produire. Les ménages les plus prioritaires seront logés de façon répartie sur le territoire de la Métro. Une expérimentation importante est conduite pour lutter contre la ghettoïsation de la Villeneuve, avec un peuplement équilibré sur une montée (le 40 Arlequin).
Mur/Mur2 va être lancé avec un nouveau dispositif plus efficace et un élargissement aux maisons individuelles. Un appel à projets habitat participatif sera lancé, ainsi que des opérations innovantes de logements à prix abordables et très écologiques.
Les aides à la production de logement social vont intégrer des critères de qualités sociale et environnementale. Des baux emphytéotiques pourront être conclus avec des bailleurs sociaux, pour leur mettre des terrains à disposition gratuitement. Côté foncier, les périmètres de préemption seront revus pour plus d’efficacité.
En parallèle, l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme intercommunal  (PLUi), à laquelle je participe avec d’autres élus, va durer plusieurs années et devrait permettre des avancées sociales et environnementales significatives.
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Un an de Métropole 5/9 : Claus Habfast

Un an de Métropole 5/9 : Claus Habfast

À travers 9 interviews publiées successivement sur notre site internet et les réseaux sociaux, le groupe d’élu-e-s du Rassemblement a souhaité prendre le temps d’un premier bilan après 1 an de Métropole. Engagés au sein de la Métropole grenobloise, les membres de l’exécutifs et président-e-s de commissions du Rassemblement ont répondu chacun à trois questions : l’occasion de faire le point sur le travail engagé (ou déjà accompli), leurs objectifs et axes de travail ainsi que les perspectives dans leurs champs politiques respectifs pour les années à venir.

 

// Lire l’article : Un an de Métropole : « Anticiper pour ne pas subir » – LClaus-Habfaste Rassemblement Citoyen Solidaire Écologiste à Grenoble-Alpes Métropole

“Un grand chantier où il ne faut jamais perdre de vue que le résultat final doit faire sens pour le service public, pour le citoyen, pour l’économie et pour l’écologie”

 

Claus Habfast est vice-président « Enseignement supérieur, recherche, Europe et équipements d’intérêts communautaires »

 

Au terme de cette première année de Métropole, qu’est-ce qui a marqué vos prises de responsabilités ?

Intégrer à la fois de nouvelles compétences et changer profondément des politiques en place, ce n’est pas tâche facile. C’est pourtant ce qui est demandé à l’exécutif métropolitain qui a, tout en gérant le passage à la Métropole dans un calendrier contraint, posé les bases d’un ambitieux plan de mandat sur 6 ans. Grenoble-Alpes Métropole passe aujourd’hui du fournisseur de services aux communes vers une intercommunalité avec ses propres politiques, ses services publics et des projets au service des habitants, des entreprises et des acteurs du territoire. Réussir cette mue tout en garantissant proximité, lisibilité de l’action et participation citoyenne, voilà l’enjeu principal de ce début de mandat.

Quels objectifs, axes et priorités politiques portez-vous au sein de la majorité ?

Ma délégation touche un large spectre de politiques, du soutien à quelques acteurs-clé du territoire à la fourniture de services publics. Dans le domaine du soutien à l’université et la recherche, l’objectif majeur est de faire émerger Grenoble comme une véritable métropole universitaire, comme une Cité des savoirs et connaissances. Une université où il fait bon étudier, grâce à des logements adaptés et bon marché, des transports si possibles gratuits, et une offre culturelle et sportive ciblant étudiants et chercheurs. Il ne faut pas oublier le partage et la mise en débat des connaissances. Du coté de l’université, des structurations sont en cours facilitant largement la mise en place de ces politiques en partenariat avec la Métropole.
Dans le domaine des équipements sportifs, la Métropole définira d’ici fin 2016 un nouveau périmètre de son action, et de celui des communes ; ce partage du “qui fait quoi” s’appuiera sur un projet sportif métropolitain, aujourd’hui inexistant, qui déterminera les domaines où la Métropole sera compétente sur son territoire, opérateur d’équipement et acteur de politiques sportives au nom des 49 communes. Ces domaines pourraient inclure le sport féminin, le sport universitaire et le sport professionnel.

Quelle(s) perspective(s) pour cette rentrée 2015 et l’année 2016 à venir, voire au-delà ?

Pendant les premiers mois de 2015, le transfert de compétences communales vers la Métropole, rendu obligatoire par la loi, a été accompli. Dans le domaine de la culture scientifique, cela a donné lieu à l’élaboration d’un véritable projet métropolitain en étroite concertation avec les acteurs du territoire. La rentrée sera marquée par d’autres transferts, facultatifs, portant sur les compétences et les équipements pas seulement communaux mais aussi départementaux : un grand chantier où il ne faut jamais perdre de vue que le résultat final doit faire sens pour le service public, pour le citoyen, pour l’économie et pour l’écologie.
Au-delà de ce partage de tâches en toute intelligence, la nouvelle Métropole doit explorer son ADN : qui sommes-nous, qu’est-ce qui nous réunit, comment nous distinguons-nous d’autres grandes villes en France et ailleurs ? Sa taille place Grenoble à la 100ème place des agglomérations en Europe qui sont toutes différentes. Quelles sont nos particularités, nos forces vives, notre marque : l’université, la montagne, l’innovation, l’esprit rebelle ? Les bonnes réponses permettront une meilleure cohésion de notre Métropole et en même temps accroitre son attractivité.

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