Juste avant la fin du mandat va commencer la construction du deuxième centre de sciences, à Pont-de-Claix, précédé de la création d’un Établissement Public de Coopération Culturelle (EPCC) pour la culture scientifique qui va pérenniser l’ambition d’ouvrir le monde de la science à tous les citoyens, et de les faire participer.

Claus HABFAST, vice-Président délégué à l’Enseignement supérieur, la Recherche, l’Innovation et l’International

🔬 🔭 BUDGET 

-> Fonctionnement : 2,1 millions € / an dont 1,3 millions € de soutien à l’ESAD

-> Investissements : 3,2 millions / an € pour la recherche et 6,8 millions d’euros / an pour l’Innovation et l’Enseignement Supérieur

👨‍🎓 OBJECTIFS 

-> Ouvrir la Culture scientifique à tous les citoyen.ne.s

-> Schéma de Développement Universitaire
-> Réussir le projet GREnoble Alpes Together
-> Devenir une Métropole motrice dans le réseau des villes alpines

Au terme de 3 ans et demi de Métropole, qu’est-ce qui a marqué votre 1ère partie de mandat ?

De 2014 à fin 2017, ma délégation comportait aussi les équipements sportifs et la politique sportive. J’ai en outre piloté une redéfinition de l’intérêt métropolitain dans ces domaines. Durant cette période, le sport à la Métropole a vraiment pris une nouvelle dimension, il fait maintenant partie des politiques phares, au point qu’il a été nécessaire de créer une délégation à part entière, à partir de fin 2017. La présence de deux clubs au top-niveau au Stade des Alpes, la présence de grandes compétitions internationales et le soutien à des initiatives dans des domaines comme sport-santé et sport féminin sont le fruit de ce travail.

L’université et la recherche à Grenoble sont au milieu d’une mutation profonde. Auparavant, le devant de la scène était occupé par une partie des sciences de l’ingénieur, alors qu’aujourd’hui, avec la mise en place d’une grande université intégrée à l’horizon 2020, l’interdisciplinarité et l’inclusion ont pris le relais. La Métropole n’était pas le moteur de ce processus, mais elle l’a encouragé et accompagné, y compris par le choix des projets universitaires qu’elle soutient financièrement.

Grenoble a été pionnière dans la culture scientifique et technique ; le premier CCSTI (Centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle) en France y a été créé en 1979. Elle s’apprête aujourd’hui, fruit d’un travail de trois ans, à renforcer cette gouvernance en y intégrant tous les acteurs, territoriaux et universitaires, et à construire un deuxième centre des sciences, dans le sud de la métropole. C’est de nouveau une première au niveau national.

Grenoble possède un pôle public funéraire – les Pompes Funèbres Intercommunales – et un crématorium intercommunal qui sont des modèles en termes de qualité de service et d’écoute des familles. Le monde funéraire est en transition, avec une concentration des acteurs privés et l’entrée du monde de la finance dans leur actionnariat. Le poids du pôle public funéraire a pu être maintenu à son haut niveau historique à Grenoble, et sa gouvernance renforcée. Les familles paient aujourd’hui moins cher pour les obsèques, à qualité égale voire meilleure.

Fin 2017, la Métropole a emporté son premier grand projet des Investissements d’Avenir, GREAT, pour GREnoble Alpes Together. Mobilisant plus de 50 partenaires, GREAT a pour objet d’innover à l’échelle de notre bassin de vie, et de réellement transformer ce territoire grâce aux leviers de l’économie du partage. Par exemple, réduire les bouchons quotidiens sur les grands axes : aujourd’hui, le taux d’occupation moyen des véhicules pour les trajets domicile-travail est de 1,06 personnes. L’objectif affiché par le projet GREAT est un taux aux heures de pointe de 1,3. Les principales innovations seront des voies réservées au covoiturage sur les grands axes et une gestion du stationnement qui récompense le covoiturage. Cette approche transversale et territoriale de l’innovation de GREAT représente une grande nouveauté pour la Métropole, qui a toujours considéré que l’innovation est d’abord liée au monde universitaire et à la technologie. 

Quelles sont vos priorités pour 2018 et les années qui suivent ?

La première priorité est clairement de réussir GREAT qui doit encore passer une dernière phase de sélection, mi 2019 et en cas de confirmation, passer du mode candidat en mode projet, avec la métropole comme cheffe de file de 50 partenaires pour un investissement de plus de 100 millions €.

Un autre projet important est le Schéma de Développement Universitaire qui va mettre en cohérence les ambitions de l’université intégrée et le projet métropolitain, dresser une trajectoire pour les implantations et sites universitaires à l’horizon 2030, et identifier les domaines où la recherche universitaire grenobloise peut accompagner la formulation et soutenir la mise en place de politiques publiques de la Métropole : par exemple changement climatique et résilience, énergie, environnement et pollution, urbanisme, etc.

Juste avant la fin du mandat va commencer la construction du deuxième centre de sciences, à Pont-de-Claix, précédé de la création d’un Établissement Public de Coopération Culturelle (EPCC) pour la culture scientifique qui va pérenniser l’ambition d’ouvrir le monde de la science à tous les citoyens, et de les faire participer.

Enfin il est prévu de créer deux réseaux de grandes villes à l’international, l’un fait de villes universitaires à l’instar de Grenoble, et l’autre de villes de l’arc alpin en montagne. Ces réseaux vont permettre des échanges au niveau de collectivités qui partagent les mêmes enjeux notamment en termes d’attractivité et de situation géographique. Ces réseaux doivent compléter, et non pas concurrencer, les jumelages des 49 communes de la Métropole qui contribuent au développement humain et à la paix en Europe et dans le monde.