Le col de Montgenèvre est la dernière barrière pour les réfugiés africains avant d’arrivée en France : leur Eldorado. Un poste-frontière provisoire y est installé pour les refouler mais beaucoup passent. Guillaume Gontard, sénateur de l’Isère, a visité les lieux dans la nuit de mardi à mercredi.

Le contrôle d'un camion polonais par la PAF
                            Le contrôle d’un camion polonais par la PAF © Radio France – Gérard Fourgeaud

Le sénateur Guillaume Gontard (Rassemblement Citoyen et écologiste) a fait une visite au point de passage autorisé PPA) de Montgenèvre, dans les Hautes-Alpes à la frontière entre la France et l’Italie, dans la nuit de mardi à mercredi. C’est une prérogative de tout parlementaire.

Il était accompagné d’Éric Piolle, maire de Grenoble, et de la conseillère régionale Myriam Laïdouni-Denis, tous deux écologistes. Ils ont été reçus pendant une heure par le commandant du poste.

Les élus dans la guitoune de la PAF - Radio France
                                  Les élus dans la guitoune de la PAF © Radio France – Gérard Fourgeaud

Fuir la misère et les violences

Cela fait quand même bizarre de retrouver à un poste frontière entre la France et l’Italie. Il a été rétabli de manière provisoire, en novembre 2015, pour contrôler l’afflux de réfugiés. A cet endroit, ce sont quasiment tous des jeunes hommes africains qui passent. Ils ont quitté leur pays, dans la force de l’âge, depuis plusieurs années. Beaucoup ont été esclaves en Libye, puis un jour forcés, moyennant rançon, de monter sur des bateaux surchargés qui menacent de couler. Selon leurs témoignages, les premiers qui refusent de monter, parce qu’ils ne veulent pas se noyer, ont été abattus sur la plage par les négriers.

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