Sélectionner une page

Des indignations, des énervements, des encouragements, des enthousiasmes… La nouvelle campagne de tri des déchets de la Métropole ne passe pas inaperçue.

Un défi de notre société : réduire nos déchets et mieux les recycler

535 kg de déchets sont produits par an par chaque habitant de la Métropole, dont 196 kg ne sont pas triés et jetés dans la poubelle grise.

De plus, 35% d’erreurs de tri demeurent alors que la Métropole fait partie des premiers territoires où les consignes de tri sont simplifiées pour les emballages. En effet, depuis juin 2016, tous les emballages se jettent dans la poubelle « Je trie », mais les premiers résultats ne sont pas concluants.

Il est grand temps de réagir. Et pour cela, la Métropole s’est fixée des objectifs concrets : réduire de 30kg/an la production de déchets par habitant d’ici 2021, augmenter de 15% le volume des déchets triés et de 25% celui des plastiques recyclés.

Faire réagir pour faire réfléchir

Les campagnes classiques d’incitation et d’information sur le tri ne fonctionnent plus et ne provoquent pas de changement de comportement si les citoyens ne se sentent pas directement concernés.

La Métropole a donc décidé de lancer une campagne de communication en septembre qui attire l’attention de chacun, autour du message « Jeter moins, trier plus, faire face ! ».

Celle-ci se déroule en plusieurs temps, sur le modèle de pratiques urbaines. Elle cherche à casser les codes classiques des campagnes de sensibilisation, pour faire parler du tri, permettre à chacun de se saisir de ce défi et faire émerger des interrogations sur nos comportements.

Voir l'image en grand

Voir l'image en grand

 

 

Emballer ce qui ne s’emballe pas

Après la réalisation de graffs et de collages éphémères sur différents murs du centre-ville de Grenoble, certains mobiliers urbains, fontaines, monuments, ont été emballés de film plastique pour interpeller les passants.

Voir l'image en grand

Le choix d’emballer ce qui ne s’emballe pas d’habitude ressort évidemment d’une démonstration par l’absurde. Une fontaine publique n’a pas vocation à être emballée. Mais c’est bien par cet humour, ce décalage et ces images de « non sense » à l’anglaise que la Métropole cherche à impliquer les citoyens, et à s’interroger collectivement sur le recours massif aux emballages qui pourrait être évité dans notre vie quotidienne.

 

D’autre part, depuis mercredi, une campagne d’affichage complète le dispositif. Elle met en scène sur des panneaux Decaux, et de façon séparée, deux enfants, un étudiant et une jeune femme, emballés dans du film plastique, avec le message « Tous les emballages se jettent dans la poubelle Je trie ». Ou autrement dit, si on ne réagit pas tout de suite pour réduire et trier nos déchets, ces derniers finiront par nous envahir et nous étouffer.

Enfin, des interventions chocs dans les rues de Grenoble permettront prochainement d’interpeller directement les passants.

Par cette multiplication des questionnements dans l’espace public, c’est la réflexion de chacun qui est sollicitée au-delà de la réaction immédiate, amusée, surprise ou perplexe et, au bout du compte, le comportement de tri, simplifié et systématisé dans le cas des emballages.

Voir l'image en grand

Voir l'image en grand Voir l'image en grand Voir l'image en grand Voir l'image en grand

Share This