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Grenoble, le 21 décembre 2015

Le 1er janvier 2016, dans 14 communes de la métropole grenobloise, 30 km/h devient la règle, 50 km/h l’exception. Un changement de logique en faveur de la sécurité des usagers de tous les modes de déplacement et du partage des espaces publics.

Les habitudes de déplacements sont en train de changer progressivement dans les grandes agglomérations. Dans la métropole grenobloise, la proportion des trajets effectués en voiture diminue, tandis que les usagers du vélo et des transports en commun sont de plus en plus nombreux(1). Première grande agglomération de France à généraliser la modération des vitesses sur son territoire, Grenoble-Alpes Métropole accompagne l’évolution des pratiques de déplacements individuelles et collectives, qui renvoient à des questions de multimodalité (utilisation consécutive de plusieurs modes de déplacements) ainsi que de sécurité d’usage et de partage des espaces publics.

L’ambition d’une Métropole apaisée

La démarche dite “Métropole apaisée” est la traduction d’une volonté politique, très largement partagée, visant à offrir à tous la possibilité d’utiliser la rue en toute sécurité et en toute concorde. Que l’on soit piéton, cycliste, motard, automobiliste ou chauffeur de poids-lourds – et nous sommes parfois tout cela à la fois dans la même journée – nous aspirons à nous déplacer de façon sereine et sûre. La question du partage de l’espace se pose donc à tous. La “Métropole apaisée” facilitera ce partage, en proposant une règle incitant à la fois à la prudence, à l’attention aux autres et à la fluidité des déplacements (2).

Une règle plus simple et plus lisible

Sur les 49 communes membres de Grenoble-Alpes Métropole, pas moin de 43 se sont d’ores et déjà engagées à participer à cette démarche, dont 14 sont prêtes dès le 1er janvier(3). Dans ces villes et villages, la règle devient plus simple et plus lisible : 30km/h s’applique partout, 50 km/h devenant l’exception. Le principe est la création d’une zone 30 à l’échelle de la commune, à l’intérieur de laquelle subsistent des axes principaux limités à 50 km/h, ainsi que, selon le territoire concerné et hors zones d’habitation, quelques axes à 70 km/h et à 90 km/h.

Des outils pour informer, expliquer, clarifier

L’information des citoyens et plus spécifiquement des usagers est prévue de plusieurs manières. C’est d’abord la signalisation routière qui s’adapte : les panneaux d’entrées des communes concernées sont assortis d’un panneau “zone 30”. A l’intérieur des villes et villages apaisés, c’est un marquage blanc au sol qui prend le relais (30 km/ ou 50 km/h selon les axes).

Cette signalisation règlementaire sera assortie d’une signalisation à vocation pédagogique, déployée progressivement au cours du premier trimestre : des “totems” présentant un texte simple, implantés sur des axes stratégiques ou en entrée d’agglomération, viendront rappeler aux usagers qu’ils se trouvent ou entrent dans une “Métropole apaisée”, doublés de nuages de points blancs au sol qui permettront de matérialiser la transition.

De nombreux radars pédagogiques seront installés à compter du printemps 2016 – notamment sur les axes de circulation passant de 50 à 30 km/h – afin d’accompagner les automobilistes dans ce changement d’habitude.

Enfin, un flyer, des affiches et un livret pédagogique synthétisant l’ensemble des mesures et rappelant les bonnes pratiques du “code de la rue” seront également disponibles dans les jours qui viennent.

 

Une transformation progressive de l’espace public

D’autres mesures telles que la généralisation du double sens cyclable, la suppression de certains feux tricolores superflus, la création de nouvelles traversées piétonnes, la matérialisation des trajectoires des cyclistes dans les intersections… seront également mises en place progressivement. Au-delà de l’aspect circulation, la “Métropole apaisée” est aussi une opportunité pour réaménager les espaces publics au cours des années à venir.

Cartes Des Axes a 50km h Par Commune

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  • (1) Évolution des modes de déplacements : Entre 2002 et 2010, la proportion de déplacements en voiture a baissé de 18% dans l’agglomération grenobloise. Pour la première fois dans une grande ville française, la part modale de la voiture passait en dessous de la barre des 50%. Entre 2009 et 2015, la pratique du vélo a progressé de 31% dans la Métropole. Enfin, concernant l’utilisation des transports en commun, le STMC établit un prévisionnel de 100 millions de voyages annuels sur le réseau d’ici 2020 contre 75 millions il y a 10 ans.
  • (2) Chiffres se rapportant à l’usage du 30 km/h :
    1°/ La distance pour s’arrêter diminue de moitié. Elle est de 13,3 m à 30 km/h contre 27,7 m à 50 km/h.
    2° / En cas de choc avec un véhicule à 30 km/h, le risque de décès est divisé par 9 par rapport à un choc à 50 km/h.
    3° / Feux, carrefours, circulation difficile, bouchons, accélération et freinage…
  • (3) Un véhicule atteint rarement les 50 km/h en ville. Et passer de 50 km/h à 30 km/h a peu d’incidence sur le temps moyen de parcours : la vitesse moyenne constatée pour un kilomètre de trajet est de 18,9 km/h à 50 km/h, contre 17,3 km/h à 30 km/h. (source : ville30.org)
  • (4) Les 14 communes mettant en place le 30 km/h au 1er janvier 2016 : Champagnier – Eybens – Grenoble – La Tronche – Le Fontanil-Cornillon – Miribel-Lanchâtre – Poisat – Saint-Barthélémy-de-Séchilienne – Saint-Egrève – Saint-Georges-de-Commiers – Saint-Pierre-de-Mésage – Séchilienne – Vaulnaveys-le-haut – Vizille
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