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À travers 8 interviews, publiées successivement sur son site internet et les réseaux sociaux, le groupe d’élu-e-s du Rassemblement a souhaité prendre le temps d’un premier bilan après 1 an de Métropole. Engagés au sein de la Métropole grenobloise, les membres de l’exécutif et président-e-s de commissions du Rassemblement ont répondu chacun à trois questions : l’occasion de faire le point sur le travail engagé (ou déjà accompli), leurs objectifs et axes de travail ainsi que les perspectives dans leurs champs politiques respectifs pour les années à venir.

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Rassemblement Citoyen Solidaire Écologiste : Présentation et axes politiques

Depuis mai 2014 suite aux élections municipales, avec 28 élu-e-s [1], le groupe Rassemblement Citoyen Solidaire et Écologiste (RCSE) constitue le plus important groupe de Grenoble-Alpes Métropole. En son sein, 6 vice-présidences et 1 conseillère déléguée, la présidence de commission « Cohésion Sociale » et de la Commission d’Appel d’Offre (CAO), participent activement à l’exécutif métropolitain et s’investissent pleinement dans la construction d’une métropole à la fois active pour ses habitants et attractive pour les autres territoires.

En janvier dernier, le passage en Métropole a permis d’intégrer de nouvelles compétences telles que la voirie, le développement économique, l’entière gestion du cycle de l’eau (du captage à la distribution, jusqu’à l’assainissement), le tourisme, l’énergie, l’urbanisme ou encore la transition énergétique. Au cœur des priorités politiques portées par le groupe RCSE, la transition écologique et énergétique du territoire est au service à la fois d’une solidarité accrue pour tous ses habitants et d’une réelle amélioration de la qualité de vie sur l’ensemble du territoire métropolitain. Anticiper pour ne pas subir, jouer collectifs l’échelle du territoire : voilà l’ambition des politiques métropolitaines !

Réussir ensemble ce qu’il n’est plus possible de faire seul

Dans un contexte de fortes baisses des dotations de l’État aux collectivités locales, à ces contraintes importantes s’ajoutent celui de relever le défi de fédérer les énergies au sein de la Métropole, afin de mettre en œuvre des politiques mutualisées là où les communes ne peuvent – ou pourront plus – les assumer seules. Pour les communes de l’agglomération, la Métropole représente ainsi une chance, celle de mutualiser les moyens humains, matériels et les compétences afin d’offrir aux habitants qualité, proximité et efficacité des services publiques métropolitains sur l’ensemble du territoire.

Logement, alimentation et déplacements sont les 3 premiers budgets contraints des ménages. Le passage en Métropole et la prise de nouvelles compétences donnent les leviers pour agir sur ces 3 postes de dépense. Le travail délibératif de l’année parcourue a permis de lancer des délibération-cadres qui tracent le cap clair des ambitions du groupe et de la majorité pour le territoire ainsi que de la préfiguration des transferts de services et les ressources liées des communes vers la métropole.

Une métropole qui protège

C’est la poursuite et augmentation des aides aux travaux d’isolation des co-propriétés (dispositif « MurMur » et « MurMur2 » voté), la mise en place d’un Plan Air Energie Climat avec objectifs chiffrés ambitieux de réductions de gaz à effet de serre et de consommation énergétique tout en augmentant la part du renouvelable dans la production énergétique locale, le lancement d’un fonds de conversion du chauffage au bois pour lutter en hiver contre l’émission de particules NOx et PM10 (Campagne « De quel bois je me chauffe ? » et la « Prime Air Bois »), des investissements maintenus malgré la baisse des dotations de l’État, la labellisation territoire « zéro gaspillage zéro déchets » support à des campagnes de sensibilisation à la réduction des déchets à la source, ou encore l’expérimentation d’un dispositif d’anticipation des pics de pollution…

Une métropole qui innove

C’est la refonte des critères des aides économiques accordées aux entreprises, insuffler une gouvernance « ré-oxygénée » et davantage transparente : la mise ne place d’une démarche d’évaluation des politiques publiques, la mise en place de comités des usagers sur l’ensemble des compétences métropolitaines, la retransmission des conseils métropolitains en direct, le fait de porter la conditionnalité des indemnités d’élus à la présence aux instances, le refus du cumul de mandat d’exécutifs entre commune/métropole/et tout autre mandat exécutif afin de favoriser le plein travail délibératif des élu-e-s…

Une métropole qui réconcilie

L’affirmation d’un soutien fort et durable aux transports en commun via son SMTC, la mise en œuvre d’une zone unique de tarification à l’ensemble du territoire métropolitain, une refonte des politiques cyclables et le traitement de discontinuités du réseau, le développement des usages vertueux avec l’application « Métromobilité » privilégiant les modes doux, le lancement de la « métropole apaisée » avec la généralisation du 30km/h qui favorisera un meilleur partage et une meilleure réappropriation de l’espace publique pour tous, ou encore un projet de transport par câble de plaine et d’autoroutes à vélo pour proposer de nouvelles possibilités de mobilités.

C’est aussi expérimenter la tarification sociale de l’Eau à destination des familles les plus fragiles, aider la construction de logements sociaux de qualité, proposer des amendements intégrés à la délibération-cadre visant à faciliter et soutenir l’installation d’une agriculture locale favorisant ainsi les circuit-courts de proximité.
C’est aussi mettre au cœur des décisions lors des grandes étapes de la construction métropolitaine la participation citoyenne, l’engagement dans l’élaboration des outils de planification que sont le Plan local d’Urbanisme intercommunal (PLUi) et le Plan Local de l’Habitat (PLH), s’appuyer sur un Droit de Préemption Urbain (DPU) à l’échelle métropolitaine pour construire le territoire ou encore projeter, via une étude de préfiguration, la constitution d’un pôle public métropolitain de l’énergie…

Avec le passage en Métropole, une attention particulière a été faite aux conditions des transferts des personnels qui chaque jour font vivre et sont les ambassadeurs incontournables d’un service public métropolitain de qualité mu par l’intérêt général.


[1] Voir ici la composition du groupe.
Les élu-e-s sont issu-e-s de 6 communes des 49 qui composent la métropole, qui compte 440 000 habitants : Eybens, Saint-Martin-d’Hères, La Tronche, Échirolles, Fontaine et Grenoble, et sont élu-e-s du Parti de Gauche, d’EELV, de l’ADES, des Alternatifs et du Réseau Citoyen.
La majorité métropolitaine est composée de 4 groupes : socialiste (23 élus, groupe PASC), communiste (11 élus, groupe CCC) et des petites communes (27 élus, groupe ADIS), avec une présidence socialiste (Christophe Ferrari). La majorité est liée par un contrat de majorité, à lire sur ce site.

 

 

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