Non content de s’installer définitivement comme le plus grand festival de street art sur le continent européen, par l’importance et la diversité des œuvres réalisées, le Street Art Fest Grenoble Alpes démultiplie les offres : festival de cinéma, expositions, ateliers, visites guidées, découvertes des œuvres en mode running et même, désormais, du street art numérique !

Mais la véritable cerise sur le gâteau cette année, le must des musts, est bien évidemment la présence de l’un des maîtres contemporains du genre, l’un des street-artistes les plus en vue de la planète, le fameux Shepard Fairey, alias OBEY, qui est l’objet d’une expo au long cours (du 6 au 20 octobre 2019) et offrira au territoire métropolitain une œuvre monumentale de sa main, sur un mur de 20 mètres !

Découverte de cette nouvelle édition 2019 avec le fondateur du festival, Jérôme Catz :

Jérôme Catz, le fondateur du festival

Après 4 éditions couronnées de succès, où en est le festival ?

5 années ont passé depuis la 1ère édition, et je pense que nous avons réussi à assoir l’événement en termes de qualité artistique, de fréquentation et de notoriété. Dans l’esprit des métropolitains, c’est désormais un rendez-vous culturel annuel, et artistiquement, le festival est désormais reconnu à l’échelle européenne, voire mondiale. La venue de Shepard Fairey cette année en est d’ailleurs la preuve. Notre stratégie a toujours été de montrer le street art dans toute sa diversité, mais avec une certaine exigence artistique : car il y a un truc qui est sûr, c’est que quand vous êtes face à une œuvre bien réalisée, même si vous n’y connaissez rien, ça vous pète à la figure ! Et je crois que c’est le rôle que jouent les œuvres que vous croisez désormais dans les rues de la métropole, et qui sont disponibles gratuitement, 24h/24.

Le Grenoble Street Art Fest change de nom cette année et devient le Street Art Fest Grenoble Alpes. Pourquoi ?

La 1ère édition se déroulait uniquement dans le quartier Championnet. La 2e, à Grenoble et à la Villeneuve. Pour la 3e, Fontaine est montée à bord et pour la 4e, Pont-de-Claix et Saint-Martin-d’Hères ont suivi. Il nous paraissait donc évident, vu l’emprise progressivement métropolitaine du festival, de modifier son nom pour ne pas le cantonner à Grenoble intramuros. D’autant que cette année, Echirolles et Vif pourraient nous rejoindre…

Qui est Shepard Fairey, cette pointure du street art que vous avez réussi à mettre au programme du festival ?

Il est plus connu sous le nom d’Obey et c’est tout simplement le street artiste le plus célèbre au monde avec Banksy. Et compte tenu que Banksy est un artiste anonyme que l’on ne peut donc pas inviter, Obey est littéralement la plus grande star mondiale du street art que l’on puisse avoir sur un festival… Nous allons donc organiser à la Plateforme la plus grande exposition rétrospective jamais réalisée sur son travail. Elle durera 5 mois (jusqu’au 27 octobre, Ndlr) et comptera plus de 600 œuvres qui retraceront son militantisme en faveur notamment de l’égalité, de l’école, de l’écologie, de l’humanitaire ou contre les lobbies… D’ailleurs, l’expo s’intitulera « Obey : 30 ans de résistance ». Il a aussi accepté de faire un mur de 20 mètres à Grenoble sur le restaurant universitaire qui se trouve au départ de l’avenue Général-Champon, au croisement des trams A et C. Son passage va apporter une visibilité immense au festival comme à la Métropole !

Quelles sont les nouveautés du festival cette année ?

Si la venue de Shepard Fairey est un événement majeur, je tiens quand même à rappeler qu’on a cette année une programmation de fou, avec notamment Li-Hill, Seth, Mantra, Dulk, WD ou encore Beast, qui sont des artistes énormes ! Par ailleurs, une large place sera laissée au digital street art graffiti. C’est très ludique, le rendu est hyper réaliste et les graffeurs sont bluffés. Enfin, nous avons prévu de mettre l’accent sur des circuits de course à pied depuis la place de Verdun, à la découverte des œuvres d’art. Une grande course clôturera le festival.

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