Publics, de bureaux, de logements, souterrains ou aériens,les parkings ont la même utilité mais ne sont pas utilisés de la même manière. Entre les parkings publics et les parkings privés, les frontières sont peut-être en train de disparaître. La multiplication des acteurs nécessite des tiers de confiance. Des outils numériques pour convertir des emplacements privés s’utilisent déjà. Bientôt, des parkings pourront aussi être montés et démontés en quelques jours.

es parkings publics sont voués à devenir des nœuds de l’intermodalité. « C’est une clé pour résoudre les problèmes du dernier kilomètre », explique Yann Mongaburu, vice-président chargé de la mobilité pour la métropole de Grenoble (49 communes, 443 100 hab.). Les options de déplacement du dernier kilomètre sont en effet prédominantes dans le choix du transport adopté par les individus. Comment covoiturer ou utiliser les transports en commun si la dernière partie du parcours implique une marche jugée trop longue par le citoyen ? Et comment faire lorsqu’il déplace un colis ?

Pour s’attaquer au problème, la métropole a choisi de créer en 2015 une société d’économie mixte (SEM) pour gérer ses parkings. Elle travaille en concertation avec une autre SEM, chargée de l’ensemble des mobilités. « Nous avons trois objectifs : la gouvernance publique, une tarification plus attractive face au stationnement de rue, et une vision multimodale », expose Yan Mongaburu. Dans cet écosystème, les parkings servent à garer des automobiles, bien sûr, mais aussi à charger des voitures électriques, à raison de deux à trois bornes par parking, et à louer des bicyclettes, des vélos-cargos, des trottinettes et des gyropodes. Mille nouvelles places de vélos sont aussi installées, en rez-de-chaussée des parkings les plus proches des zones piétonnes, soit une augmentation de 25 % de ces emplacements réservés à l’échelle de la métropole. Les parkings de Grenoble cherchent aussi à s’attaquer au dernier kilomètre des livraisons. Ils se dotent de relais colis pour le grand public et d’entrepôts pour les professionnels. But de cette expérimentation : permettre la distribution de marchandises de la façon la plus propre possible, au cœur de la ville. Ce service, créé en 2016, est séparé en deux, entre l’alimentation et les autres produits.

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