1 / De combien de degrés le climat s’est-il réchauffé dans les Alpes depuis 1950 ?

• 0.5C°
• 1C°
• 2C°

Le climat s’est réchauffé de 2°C dans les Alpes depuis 1950


La Région des Alpes est celle qui se réchauffe le plus en France, deux fois plus que la moyenne mondiale. S’il demeure des incertitudes sur le volume de précipitations, le territoire semble aller vers une baisse du nombre de jours de pluie. L’été, un climat plus chaud engendrera des pluies plus intenses et érosives. L’augmentation des températures entraînera l’augmentation des périodes de canicules, de la sécheresse et une érosion du manteau neigeux.
Au rythme actuel, il reste 21 ans avant d’avoir épuisé le budget carbone qui couvre la période 2016-2100. Afin de s’aligner avec cet objectif «2°C», le territoire doit baisser fortement ces émissions pour ne plus émettre d’avantage de CO2 que ce que la Nature peut séquestrer et ainsi devenir neutre en carbone (objectif 2050).

2 / Comment le changement climatique impacte-t-il notre territoire ?

 

• Il augmente les risques naturels : feux de forêt, inondations, …
• Il entraîne la baisse de l’attractivité du territoire
• Il oblige à revoir les pratiques agricoles et forestières
• Il pose des problèmes de santé publique

Le changement climatique impacte notre territoire :

il augmente les risques naturels (feux de forêt, inondations,…) ; il entraîne la baisse de l’attractivité du territoire, oblige à revoir les pratiques agricoles et forestières et pose des problèmes de santé publique.
Le réchauffement climatique oblige le territoire à s’adapter à certaines évolutions :

Fréquence des hausses et des intensités des feux de forêts,
notamment due au dépérissement de certaines espèces.
Augmentation des périodes de canicules et des îlots de chaleur,
engendrant des risques pour la santé des plus sensibles : déshydratations, … , et une diminution de l’attractivité du territoire
Diminution de la fertilité des sols et risque de baisse des réserves en eau,
diminution de la biodiversité et développement de certaines espèces invasives
Pour augmenter sa capacité d’adaptation face aux changements climatiques, la Métropole doit préserver les actions de restauration et de protection des ressources, affiner les connaissances sur les aléas climatiques et leurs conséquences, mettre en cohérence le travail des différents services et renforcer la sensibilisation de la population aux enjeux et risques du changement climatique.

3 / Quelle est notre plus grande source d’énergies renouvelables sur le territoire métropolitain?

 

• L’eau
• Le bois
• Le soleil

L’eau est notre plus grand source d’énergies renouvelables sur le territoire métropolitain

En 2016, 2 009 GWh ont été produits localement à partir de sources d’origine renouvelables ou de récupération. Les principales sources de production renouvelable sont l’hydraulique (741 GWh), le bois énergie (695 GWh) et les énergies de récupération (507 GWh) , c’est à dire issue de la combustion de nos déchets. Les autres sources (solaire photovoltaïque, solaire thermique, géothermie et biométhane) représentent moins de 1% de la production territoriale.
Bien que l’hydraulique soit la principale source d’énergie produite sur le territoire, sa production est en diminution depuis plusieurs années en raison notamment d’une baisse des débits d’eau en été . Si des marges de progrès importantes existent sur le solaire et la production de biogaz, le bois énergie représente le principal levier permettant d’augmenter significativement la production locale d’énergie.
À NOTER qu’au-delà d’être une ressource d’énergie renouvelable, ce patrimoine naturel permet également de séquestrer naturellement du carbone.

4 / Quel est le secteur qui contribue le plus à la pollution aux particules de l’air ?

• L’industrie
• Le chauffage
• Les transports

Le chauffage est le secteur qui contribue le plus à la pollution de l’air

À l’échelle du territoire métropolitain, les enjeux de qualité de l’air portent principalement sur deux polluants : le dioxyde d’azote (NO2) et les particules fines (PM10 et PM2,5) et sur deux secteurs : les transports et le résidentiel.
Le chauffage est le principal responsable des émissions de particules fines PM10 (55%). C’est le chauffage au bois individuel et particulièrement le chauffage au bois non performant qui est le principal contributeur aux émissions de particules.
Les transports routiers, quant à eux, ont une responsabilité importante dans les émissions de polluants atmosphériques : 1er secteur émetteur d’oxydes d’azote (52%) et 2ème secteur émetteur de de particules fines (PM10 17% et PM2,5 16%). Les émissions dans ce secteur sont réparties entre le transport de personnes et le transport de marchandises.

5 / Quelle est la longueur moyenne des 1,3 million de déplacements réalisés chaque jour à l’intérieur du territoire métropolitain ?

 

• 3 km
• 9 km
• 15 km

La longueur moyenne des déplacements réalisés chaque jour est de 3 km

Les déplacements réalisés à l’intérieur du territoire métropolitain sont nombreux (72% de la totalité des déplacements qui passent par le territoire) mais de courtes distances ( 3 km en moyenne). Ils représentent 32% des émissions de gaz à effet de serre liés aux transports et sont principalement réalisé avec des modes alternatifs à la voiture : marche et transports en commun majoritairement.
Les déplacements qui vont au-delà du territoire métropolitain ne représentent quant à eux que 19 % de la totalité des déplacements. Ces flux longue distance sont les principaux responsables des émissions de gaz à effet de serre liées au transport sur le territoire (60%). Les émissions (GES, polluants) sont malgré tout en légère baisse en raison de l’évolution technologique des véhicules.
Afin de rendre les déplacements accessibles, et notamment aux plus modestes, le Plan de Déplacement Urbain 2030, propose un ensemble de mesures ambitieuses (Zone à Faible Émissions, plans Vélo et Piéton, développement du réseau de transport collectif…), visant à apporter des alternatives à la voiture individuelle, réduire les distances parcourues et à assurer la transition énergétique du parc de véhicules vers des carburants potentiellement renouvelables.

6 / Quelle part le chauffage représente-t-il dans la consommation énergétique d’un logement ?

 

• 45%
• 60%
• 75%

Le chauffage représente 60% de la consommation énergétique d’un logement

Le chauffage est le principal poste de consommation énergétique d’un logement. La consommation unitaire par logement est deux fois plus élevée pour les maisons individuelles que pour les immeubles collectifs.
Le parc de logements anciens est particulièrement énergivore et générateur de gaz à effet de serre (GES) :
il contribue pour 25% aux consommations d’énergie et pour 17% aux émissions de GES.
De plus, le secteur résidentiel est très émetteur de particules fines (44%), du fait du chauffage individuel au bois non performant des logements (foyers ouverts).
Par ailleurs, on constate une vulnérabilité énergétique des occupants notable puisque 16% des ménages soit 29 000 ménages sont potentiellement en situation de précarité énergétique résidentielle : ce sont souvent des ménages précaires chauffés à l’électricité et au fioul et souvent locataires du parc privé. Un appartement sur deux étant occupé par son propriétaire et un sur trois étant occupé par un locataire privé, la question des copropriétés énergivores abritant des occupants aux faibles ressources est un enjeu important pour la définition des politiques de réhabilitation.

7 / Après le chauffage, quelle est la première source de consommation d’énergie du secteur tertiaire ?

 

• la climatisation
• l’électricité spécifique
• la cuisson

Après le chauffage c’est l’électricité spécifique qui est la première source de consommation d’énergie du secteur tertiaire

Malgré des mesures d’accompagnement et de sensibilisation des acteurs, la consommation d’énergie a augmenté de 7% entre 2005 et 2016 dans le secteur tertiaire. C’est le seul secteur qui voit sa consommation d’énergie augmenter sur la période.
Comme pour les logements, le chauffage et l’augmentation importante de l’électricité spécifique, du tertiaire (+43% sur la période 2005-2016) sont les deux principaux problèmes à résoudre pour ce secteur.
L’électricité spécifique est celle utilisée pour les services qui ne peuvent être rendus que par l’électricité. Le chauffage, la production d’eau chaude ou la cuisson ne sont donc pas considérés comme de l’électricité spécifique, puisque d’autres énergies (gaz, bois, …) peuvent être employées. La massification de la rénovation thermique des bâtiments, ainsi que le renouvellement des appareils de chauffage non performants restent les deux enjeux majeurs pour ce secteur, mais également la réduction des consommations d’électricité spécifique

8 / Combien de kilos de déchets produisent chaque seconde les 440 000 habitants de la Métropole ?

• 1 kg
• 4 kg
• 7 kg

7 kg de déchets sont produits chaque seconde par les 440 000 habitants de la Métropole

 

Aujourd’hui, chaque habitant de l’agglomération grenobloise produit en moyenne une demie tonne de déchets par an. Chaque seconde, 7 kg de déchets sont générés par l’ensemble des 440 000 habitants de l’agglomération.

C’est dans ce contexte que Grenoble-Alpes Métropole a élaboré son schéma directeur des déchets qui se fixe pour objectif de réduire d’ici 2050 de moitié la quantité d’ordures ménagères et de recycler des déchets produits, en agissant sur la réduction du gaspillage alimentaire, des emballages, la promotion du réemploi et du compostage notamment !

9 / Quelle part nos consommations individuelles (alimentation, biens matériels) représentent-elles dans les émissions de gaz à effet de serre du territoire?

• Un quart ?
• Un tiers ?
• La moitié ?

Nos consommations individuelles (alimentation, biens matériels) représentent la moitié des émissions de gaz à effet de serre du territoire

 

L’empreinte carbone du territoire comprend non seulement les émissions « directes » du territoire, mais également les émissions « indirectes » liées notamment à la production et au transport des biens et services que les habitants du territoire consomment.
C’est 4 fois plus que les émissions annuelles liées au logement (chauffage, eau chaude, cuisson…).

Dans l’ère numérique paradoxalement, plus on « dématérialise », plus on utilise de matière. Plus on miniaturise et complexifie les composants, plus on alourdit leur impact sur l’environnement. Un phénomène qui s’explique par l’exigence de pureté des éléments utilisés qui s’obtient par un procédé qui exige beaucoup d’énergie et de traitements chimiques.

10 / Notre alimentation engendre des émissions de gaz à effet de serre. Quelle part la viande et le poisson représentent-ils dans ces émissions ?

• 20%
• 35%
• 50%

La viande et le poisson représentent 50% des émissions de gaz à effet de serre engendrés par notre alimentation

 

Intéressons-nous aux aliments qui émettent le plus d’émissions de gaz à effet de serre : les viandes rouges et produits laitiers sont particulièrement carbonés : le bœuf a notamment une empreinte carbone 7 fois plus élevée que le blanc de poulet.

En ce qui concerne les boissons, les vins et les sodas ont une empreinte carbone plus élevée que l’eau plate en bouteille.