Dans quelques jours, les 21 parkings publics présents sur le territoire de la Métropole vont connaître une petite révolution. D’abord, dans leur mode de gouvernance. Jusqu’à présent, ces équipements étaient gérés par les sociétés privées Effia et Indigo. À partir d’avril 2019, ils seront administrés par une nouvelle société d’économie mixte à opération unique (SEMOP) baptisée Park Grenoble Alpes Métropole et présidée par Françoise Gerbier, maire de Venon.

Deux actionnaires dans cette SEMOP : la Métropole grenobloise (50% du capital + 1 action) et Effia (50% – 1 action). Le choix d’une société à économie mixte permet de conserver une maîtrise de ces équipements qui occupent une place centrale dans le domaine des transports et l’accessibilité. Cela permet, en outre, de bénéficier de l’expertise du numéro deux français de la gestion de parkings qui gère près de 500 parkings en France et en Belgique.

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« Les parkings vont devenir un outil politique multimodal utilisant au mieux toutes les places disponibles et offrant de nouveaux services », a souligné Yann Mongaburu, vice-président de la Métropole délégué aux déplacements. Plus de 14 millions d’euros vont être investis en effet pour rénover et moderniser les parkings. « Nous allons investir dans la mise en conformité mais aussi travailler sur l’effet waouh », a confirmé Fabrice Lepoutre, directeur général d’Effia.

Des chèques parkings

Dans les mois qui viennent, les parkings vont être progressivement repeints pour être plus accueillants. Ils vont aussi bénéficier d’un nouvel éclairage aux leds et de péages plus performants (sans contact, avec QR code ou encore lecture de plaque d’immatriculation). Certains vont changer de noms pour être identifiables plus facilement : par exemple, celui de Berriat Alsace-Lorraine devient Estacade, celui de l’Hôtel de ville prend le nom de Parc Mistral-Mairie, celui de Cambridge est baptisé Presqu’île, etc.

Park Grenoble Alpes Métropole proposera de nouveaux services : une boutique de mobilités au parking Presqu’île, des espaces de relais-colis (à l’Estacade, Grenette-Téléphérique, Notre-Dame-Musée et Parc Mistral-Mairie), des bornes pour recharger les voitures électriques, les vélos et les trottinettes, ainsi qu’un millier de places de stationnement et des espaces d’entretien pour les vélos. Enfin, les automobilistes auront la possibilité de louer un Métrovélo en sortant de leur voiture.

Dernière nouveauté : à partir de l’automne 2019, les commerçants pourront remettre à leurs clients des chèques parking. En revanche, une chose ne changera pas : les tarifs. Ainsi, utiliser une des 8000 places des 21 parkings publics continuera de coûter moins cher que de stationner dans la rue. Par exemple : 2 heures en zone orange coûte 4,50 euros alors que 2 heures dans un parking ne coûte qu’entre 3,60 et 4 euros. Et en plus, cela permet d’éviter de chercher une place, parfois pendant de très longues minutes…

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