Le Syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération grenobloise (SMTC) expérimente depuis 2016 des bus électriques issus de six constructeurs différents. L’objectif est annoncé depuis longtemps: remplacer d’ici 2021 l’ensemble des bus diesel qui représentent aujourd’hui 28% du parc.

Après avoir testé les bus du constructeur chinois Dietrich Yutong, de l’Espagnol Irizar, du Polonais Solaris et des Français Bolloré et Heuliez, c’est le bus “Full Elec Aptis” du constructeur également français Alstom qui a finalement retenu l’attention du SMTC. Il a effectué un premier essai en configurations réelles au mois de décembre dernier, sur les lignes à haute fréquentation C3 et C4.

Doté d’un plancher bas de 20 m2 intégralement plat, de portes extra larges, de zones réservées aux personnes à mobilité réduite et d’un système d’aide au stationnement pour un accostage précis et réduit, ce bus de 12 m de long permet le transport d’une centaine de passager et affiche une autonomie de 250 km, soit une journée complète de travail.

Résolument orienté vers plus d’accessibilité, son large volume intérieur est mis en avant par des surfaces vitrées débarrassées de leur montant pour plus de lumière. Il est aussi reconnaissable par un design moderne, très différèrent des bus actuels.

Équipé de quatre roues directrices, il est de fait plus agile et permet des manœuvres facilitées dans les zones urbaines les plus étroites.

En cours d’expérimentation, ce bus 100% électrique doit désormais faire ses preuves sur le terrain et « valider en conditions réelles ses performances en termes de fiabilité et d’autonomie », explique Yann Mongaburu, président du SMTC. L’expérimentation devra aussi « mesurer le confort de travail des chauffeurs et celui des voyageurs ». Sans compter la nécessaire adaptation des dépôts et des infrastructures de recharge…

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