Alors que le gouvernement essaie de renouer avec les territoires, les exécutifs locaux lui reprochant à la fois sa politique fiscale et ses intentions jacobines, les entreprises doivent composer avec un univers incertain : où investir ? Quelle métropole sera la plus ” pro business ” dans mon secteur ? Quel est l’endroit idéal pour créer, implanter ou développer mon entreprise ? La compétition entre les grandes villes pour attirer start-up, TPE, PME, ETI ou grands groupes, et donc pour concentrer les emplois, n’est pas seulement régionale, mais internationale. Le Brexit, notamment, rebat les cartes et donne une nouvelle opportunité aux métropoles françaises de faire valoir leurs avantages comparatifs et leurs atouts intrinsèques. Ils varient, bien sûr, selon le profil des investisseurs…

Pour donner une grille d’analyse efficace, Challenges s’est associé à Arthur Loyd et publie en exclusivité la deuxième édition de son baro­mètre sur l’attractivité et le dynamisme des métropoles françaises. Fondé en 1984, Arthur Loyd est un large réseau national de conseil en immobilier d’entreprise. Mais son enquête dépasse largement les données concernant les mètres carrés de bureaux : organisée en quatre grands thèmes qui vont des perfor­mances économiques à la qualité de vie (lire tableau ci-contre), elle brasse 75 indicateurs pour évaluer la vitalité des différentes aires ur­baines. Une alchimie subtile entre dynamisme démographique, pré­sence de talents, potentiel d’innovation, accessibilité et ouverture à l’international.

L’évolution des résultats, par rapport à l’étude de 2017, confirme la métropolisation de l’économie française et mondiale. Parmi les très grandes métropoles, le trio de tête (Lyon, Toulouse, Bordeaux) main­tient ses positions, mais les classements thématiques font apparaître des changements parmi les forces et faiblesses de ces capitales régio­nales respectives (lire tableau ci-contre). Du côté des grandes métro­poles, on remarque plus de mouvements : certes, Nantes garde sa position de leader et Grenoble sa troisième place, mais, en 2018, Rennes détrône Montpellier sur la deuxième marche du podium. Et parmi les villes intermédiaires, les surprises sont légion !

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GRENOBLE

3e CLASSEMENT FINAL BAROMÈTRE 2018
1er Performances économiques
2e Immobilier et accueil des entreprises
5e Connectivité, capital humain et innovation
3e Qualité de vie

La deuxième place pour l’accueil des entreprises s’explique par un premier rang dans la sous-catégorie performance du marché immobilier tertiaire. Troisième en qualité de vie, la ville est en tête de la souscatégorie cadre environnemental et deuxième pour l’offre culturelle et l’enseignement supérieur.

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