Des trains, des tramways, des bus, des vélos, des gens. Beaucoup de gens. Sur le parvis de la gare de Grenoble, il y a toujours du monde. L’activité ne cesse que tard dans la nuit, avant de reprendre quelques heures plus tard, au petit matin. Cette vaste esplanade est l’un des lieux les plus fréquentés de la ville.

Pour observer ce ballet ininterrompu, rien ne vaut le balcon de l’hôtel Suisse et Bordeaux. Cet établissement à la façade classique, dont les voyageurs peuvent lire l’enseigne en sortant de la gare, porte le nom d’une ligne de chemin de fer, qui reliait Genève à l’Aquitaine via Grenoble.

La gare (photographiée ici en 2015) est desservie par deux lignes de tramway.

Même en choisissant une chambre donnant sur le parvis, le voyageur pourra dormir d’un bon sommeil. Pas seulement grâce au double vitrage, mais parce que les milliers de personnes qui se déplacent devant la gare font peu de bruit. Le grincement des tramways qui entament un virage à 180 degrés avant de s’arrêter à la station « Gares » domine certes l’ambiance sonore (lorsque la fenêtre est ouverte). Le passage d’un bus ou d’une moto s’entend distinctement, ainsi que les annonces de la gare, diffusées par haut-parleur. Et on peut aussi, chose rare en ville, distinguer les voix des passants. Mais la circulation motorisée est apaisée: peu de voitures, qui circulent à vitesse réduite.

Une maquette. Du balcon, le spectacle est assez fascinant. On dirait presque une maquette. Lorsqu’un TGV arrive, le plus souvent de Paris, des dizaines de voyageurs, dont beaucoup sont équipés de valises à roulettes, se dirigent vers le tramway ou les taxis. L’hiver, certains portent des skis. Des mouvements analogues, mais moins chargés en bagages, se produisent à l’arrivée et au départ des TER, qui desservent Genève, Annecy, Lyon, Valence ou Gap.

 

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