Ce vendredi 8 juin, pour sa 5e étape, le Critérium du Dauphiné (du 3 au 10 juin) revient à Grenoble pour un départ sur le boulevard Clémenceau à 12h45. Attention, tout le périmètre autour du boulevard sera interdit au stationnement du jeudi 7 juin (17h) au vendredi 8 juin (16h).

Plus grande course à étapes après la grande boucle

Course aussi prestigieuse pour les coureurs que pour les spectateurs, le Critérium du Dauphiné est la plus grande course populaire à étapes du calendrier Français après le Tour de France. Avec 7 étapes et 951,6 km à parcourir, c’est aussi une course aux paysages et reliefs particulièrement variés, mettant à l’honneur autant les vallées que la haute montagne. Après 4 ans d’absence, elle revient cette année à Grenoble, sa ville historique !

Depuis dimanche dernier (prologue), les coureurs ont déjà parcouru deux étapes aux parcours relativement accidentés : ce lundi au départ de Valence et en direction de Saint-Just-Saint-Rambert (179 km), puis ce mardi au départ de Montbrison en direction de Belleville (181 km). Dès demain (mercredi, 3e étape), ils se livreront à un contre-la-montre au départ de Pont-de-Vaux jusqu’à Louhans-Chateaurenaud (35km) et affronteront ce jeudi (4e étape) leur première étape montagnarde depuis Chazey-sur-Ain jusqu’à Lans-en-Vercors…

Grenoble-Valomrel : 130 km de col, de plaine et de montée

Ce sera à la Métropole grenobloise d’accueillir, ce vendredi 8 juin, le départ de la 5e étape du Critérium en direction de Valmorel (130 km), toute aussi montagnarde que la précédente. Après leur arrivée sur place à 10 heures, vous pourrez ainsi venir à la rencontre des plus grands champions internationaux de la discipline et à 11 heures, le speaker officiel du Critérium présentera le déroulé de l’épreuve. À 12h45 précises, le coup d’envoi sera ainsi donné aux 22 équipes qui s’élanceront du boulevard Clémenceau. Très vite, les 154 coureurs attaqueront la côte de Naysord (756 m) avant d’affronter le col des Mouilles (1041 m). Puis ils redescendront à Theys (680m) et quitteront l’Isère pour la Savoie en direction d’Albertville (337m), de Notre-Dame-de-Briançon (426 m) puis de Le Bois (644 m), pour livrer enfin leurs derniers gros efforts dans la montée de Valmorel (1369m).

Le périmètre du bd Clémenceau interdit au stationnement

Concernant le départ à Grenoble, l’organisation signale que tout le périmètre du boulevard Clémenceau sera interdit au stationnement du jeudi 7 juin à partir de 17 heures, jusqu’au vendredi 8 juin à 16 heures. Il sera interdit de venir sur le site en voiture, il est donc recommandé de se garer dans les parkings relais de la Métropole puis de venir en bus ou en tramway.

Voici le périmètre d’interdiction de circulation et de stationnement prévu pour cette 5e étape du Critérium du Dauphiné :

  • Parking anneau de vitesse.
  • Boulevard Clémenceau et toutes ses contre-allées.
  • Avenue du Colonel-Driant.
  • Rue Montaigne.
  • Rue Chollier (du bd Clémenceau à la rue Jules-Ferry).
  • Rue Auguste-Ravier (du bd Clémenceau à la rue Jules-Ferry).
  • Rue Roger-Louis-Lachat.
  • Avenue de Valmy (du bd Clémenceau au chemin de la blanchisserie et de la rue Malakoff à l’av. Jeanne-d’Arc côté stade des Alpes).
  • Avenue Jeanne-d’Arc (de l’av. de Valmy au bd Clémenceau).
  • Chemin Joseph-Brun (du n° 17 à l’av. de Valmy).
  • Rue Jules-Flandrin, portion comprise entre la rue du 19 mars 1962 et l’av. de Valmy (côté nord).

 

 


Cyclisme : le Criterium, Thevenet et la bise de Dalida

Pour sa 70e édition, et après 4 ans d’absence à Grenoble, le Critérium du Dauphiné (du 3 au 10 juin) revient dans sa ville historique pour le départ de sa 5e étape, ce vendredi 8 juin à 12h45, boulevard Clémenceau. Rencontre avec Bernard Thevenet, son directeur, qui par 6 fois en a gravi les marches !

Le Critérium est né en 1947. Vous, en 1948. Vous avez donc quasiment le même âge et l’avez remporté 2 fois de suite, à 27 et 28 ans… Quels souvenirs en gardez-vous ?

Le Critérium a toujours été une épreuve importante pour moi. Tout a commencé au début des années 60, alors que le journal Le Dauphiné Libéré venait de se lancer dans la couverture médiatique du département de Saône-et-Loire, où je suis né, et où je commençais tout juste à courir. Le journal avait réalisé un film sur le Critérium et c’est ainsi que j’ai pu voir pour la première fois les plus grands champions à l’œuvre : Anquetil, Poulidor ou encore Bahamontès. Ma première participation, en 1970, fut une catastrophe car j’avais une bronchite. Mais l’année suivante, à 23 ans, alors que le Critérium s’achevait à Monceau-les-Mines, à 30 km de chez moi, j’ai terminé 3e derrière Merckx et Ocana, mais devant Poulidor ! C’est à partir de là que l’on m’a prédit un bel avenir sur les courses à étapes. Ce qui s’est avéré par la suite, particulièrement sur le Critérium, où j’ai réussi à devenir recordman des podiums avec deux victoires, trois 2e places et une 3e. Cette 3e place à 23 ans figure en bonne place parmi mes meilleurs souvenirs, ainsi que l’étape de la Chartreuse, en 1975, lorsque je gagne à Grenoble et prends le maillot de leader, avec en prime la bise de Dalida sur le podium ! Mais il y a aussi l’échappée magistrale avec Luis Ocana en 73, avec La Croix de Fer, le Télégraphe et le Galibier où nous rejetons le 3e coureur à 10 mn et le peloton à plus d’une demi-heure !

En quoi le Critérium reste-t-il une course prestigieuse pour les coureurs et les spectateurs ?

C’est certainement la plus grande course à étape du calendrier français après le Tour de France. Ses principaux atouts résident dans le relief de la région, qui offre des parcours variés allant du plat à la haute montagne. Le fait qu’il soit organisé à quelques semaines du Tour de France offre souvent de beaux spectacles puisqu’il permet aux équipes et à leurs leaders de se tester, de se rassurer, voire d’affirmer leur suprématie. C’est d’ailleurs là que certains équipiers gagnent leur sélection pour la Grande Boucle ! L’an dernier, sur les 10 premiers du Tour, 8 avaient participé au Critérium… Et pour les spectateurs, c’est la chance de voir de près une grande partie des meilleurs coureurs mondiaux puisque, contrairement au Tour, les supporters ont accès au “Parking bus” où se trouvent les champions.

Cette année, nous fêtons donc la 70e édition du Critérium. Après de longues années d’absence, il repasse par sa ville de cœur, Grenoble. Que va nous offrir cette 5e étape ?

Ce n’est pas un hasard si cette 70e édition passe par Grenoble, car c’est la ville historique du Critérium. Et je me réjouis que le projet ait été très bien reçu par la Ville et la Métropole de Grenoble. C’est un beau cadeau pour les sportifs et les supporters car le spectacle est gratuit. C’est aussi une opportunité pour le commerce local, puisque le Critérium va devoir loger environ 500 personnes ! Durant cette 5e étape au départ de Grenoble, on empruntera rapidement des routes très connues des cyclogrenoblois, notamment sur les magnifiques balcons de Belledonne et puis on redescendra pour une bonne partie de plaine favorable à une échappée au long cours, et enfin pour un final de 13 km à 7% vers Valmorel, qui va rudement solliciter les grimpeurs. Il y a 4 ans, elle avait déjà donné lieu à de belles bagarres !