Depuis cette année, Francie Mégevand, en plus de son poste de maire d’Eybens, est devenue vice-présidente à la culture pour la Métropole. Elle nous explique les dessous de sa nomination. Ainsi que sa vision de la culture à l’échelle métropolitaine.

Vous avez été élu vice-présidente presque deux ans après que la Métropole ait récupéré une partie de la compétence culture. Pourquoi avez-vous été choisie et que s’est-il passé ?

C’est vrai que la culture m’a toujours intéressée, et je suis une grosse consommatrice de culture. Mais pour le dire tranquillement, les bouleversements des élections de 2017 ont bien sûr un impact sur l’équilibre politique de la Métropole. Donc dans les équilibres des groupes politiques qui constituent la majorité métropolitaine (RCSE, et Adis [Agir pour un développement intercommunal solidaire] et Pasc, une forme de coalition), l’on est plutôt sur une alliance comme dans les pays nordiques.

Dans les discussions, il s’avère que lors des rééquilibrages entre les groupes, le poste de vice-président à la culture est arrivé dans notre groupe et il m’a été proposé. Cependant, au départ, je n’étais pas ciblée pour prendre ce poste qui devait revenir à quelqu’un d’autre. Les élections présidentielles et législatives sont venues changer un peu l’équilibre des choses et des trajectoires individuelles. Ce qui était prévu n’a pas pu se faire et mon groupe Rassemblement citoyen, solidaire et écologiste (RCSE) a fait une proposition avec mon nom assez rapidement.

C’est logique puisque j’ai participé à tous les travaux sur l’intérêt métropolitain et la culture, et notamment dans le comité de pilotage qui avait traité la question. Quand la Métropole a pris sa délibération-cadre, en novembre 2016, il a fallu créer la structure nécessaire pour la mettre en œuvre. Je n’avais jamais envisagé de poste de vice-président en cumul avec ma fonction de maire. C’est d’ailleurs quelque chose que j’avais affirmé, mais je me dédis de mes promesses. En effet, j’ai pesé le pour et le contre, et la culture est un enjeu important pour la Métro et qui va s’étendre sur une partie de mandat qui ne sera pas trop longue. J’en ai discuté avec mon équipe à Eybens et mon groupe politique, et j’ai pu faire cette forme d’entorse à ma promesse.

« Tout l’enjeu de la politique est de construire un horizon partageable​ »

Votre arrivée à la mairie d’Eybens était pourtant passée par un rassemblement ?

Il est vrai que j’ai une vie politique singulière, car je n’ai pas construit de liste, mais j’ai suivi une dynamique collective qui a gagné. Et cela marche plutôt bien. Nous avons un mode de travail très collectif et je délègue beaucoup. Au niveau métropolitain, c’est quelque chose qui se traduit par une volonté forte de trouver des solutions qui permettent d’avancer dans la construction d’un bien commun métropolitain, au-delà des clivages.

 

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