Comment mesurer le bien-être de la population, sa qualité de vie, celle de son vivre-ensemble, ou encore son développement humain et social ? C’est à ces questions que tentera de répondre le premier Forum européen pour le bien vivre qui se tiendra du 6 au 8 juin au domaine universitaire.

L’argent ne fait pas le bonheur, dit-on… Parce que les indicateurs traditionnels de richesses comme le Produit intérieur brut (PIB) ne permettent pas suffisamment de rendre compte de la santé réelle de société, la Métropole, la Ville de Grenoble, l’Université Grenoble Alpes, CCFD-Terre solidaire et le Forum pour d’autres indicateurs de richesse (FAIR) ont décidé de plancher sur la création et la promotion de “boussoles” alternatives.

Dans la continuité des initiatives menées notamment au Bhoutan (Bonheur national brut), au Canada (Mieux-vivre), en Bolivie et en Equateur (Bien-vivre), ce Forum est ainsi le premier du genre en Europe à remettre en cause la croissance économique comme unique objectif à poursuivre.

Une nouvelle définition de la richesse

La participation d’une grande diversité d’acteurs (citoyens, société civile, élus, chercheurs, entreprises, associations) permettra de travailler à une nouvelle définition de la richesse, de ce qui compte et de ce qui doit guider les projets de la société. Cela, en avançant dans une direction commune qui prenne en compte de nouveaux indicateurs et contribue à un autre progrès humain et environnemental.

Débats d’idées, partages d’expériences, mises en pratique

Pour “repenser nos modèles de société”, “passer des indicateurs à l’action” et enfin “définir collectivement ce qui compte”, les 3 jours de ce Forum ouvert à tous et participatif proposeront 3 grandes séances plénières, 4 tables rondes et quelque 70 ateliers qui feront la part belle aux débats d’idées, aux partages d’expériences, à la culture et à la mise en pratique.

“Un nouveau modèle à construire”

« Ce Forum représente un gros travail que nous menons ensemble depuis deux ans, a expliqué Christophe Ferrari, président de la Métropole, en conférence de presse. Et ce n’est pas anodin si ce premier Forum européen pour le bien vivre a lieu dans notre Métropole, cela dit beaucoup de ce que nous sommes et de ce que nous construisons ici sur ce territoire. Poser l’idée du bien être est un renversement par rapport à la façon d’évaluer les sociétés envisagée par les vieux modèles. Nous sommes aujourd’hui en plein projet métropolitain, nous avons un nouveau modèle à construire et nous avons, depuis le passage en Métropole en 2015, la responsabilité majeure de dessiner un autre chemin que le moins disant social et écologique ».

 

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