La capitale du Dauphiné est aussi celle du béton. Mais lorsque les plus grands street-artistes, réunis chaque année au Grenoble Street Art Fest, la redessinent, ça vaut le détour.

Le saviez-vous ? Grenoble est l’une des villes les plus spectaculaires de France en matière de street art. Surprenant, mais pas illogique : les murs, ici, ont une histoire, puisque le chef-lieu de l’Isère est la capitale du béton. C’est là que Joseph Vicat a inventé le ciment, là où l’architecte Auguste Perret a bâti la première tour en béton armé, là où l’industrie française de ce matériau siège encore. Colorer ces grands murs pour en faire les supports d’une puissante esthétique et faire de Grenoble une place forte du street art en Europe : un projet fou, rêve éveillé depuis quinze ans de Jérôme Catz. Ancien snowboarder professionnel, il s’est investi dès la fin de sa carrière dans sa deuxième passion après la glisse : l’art urbain. Il a ouvert en 2003 un centre d’art baptisé Space Junk à Grenoble, sa ville de naissance, et a depuis enchaîné les projets de bon goût, jusqu’à se lancer dans l’organisation, depuis 2015, du Grenoble Street Art Fest. Une manifestation annuelle, qui invite la fine fleur de l’art urbain mondial à peindre les murs de la ville, constituant au fil des éditions un musée à ciel ouvert d’une richesse inouïe : plus de 80 murs sont désormais visibles toute l’année.

Un festival entièrement dédié à l’art urbain

Grenoble étant officiellement le paradis des vélos, et — coïncidence ? — la ville la plus plate de France, on peut donc faire la visite en deux-roues. Mais il est bien sûr possible de faire le parcours à pied. A quinze minutes de la gare, début de la balade au 15, rue Génissieu, l’adresse de Space Junk, où il y a toujours des choses à voir en entrée libre, mais où l’on récupère aussi la carte street art de la ville (disponible également à l’office du tourisme).

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