Après un an et demi de concertation, le PDU (Plan de déplacement urbain) de la métropole a été arrêté. Dans le but de favoriser les modes de déplacement doux dans la métro, il sera soumis à enquête publique cet automne pour une application fin 2019. C’est à cette date que pourront débuter les aménagements à hauteur de 2,2 Md€.

Les chiffres donnent le tournis. Le 5 avril dernier, le SMTC (Syndicat mixte des transports en commun) de l’agglomération grenobloise, présentait son PDU. Un dossier de plus de 900 pages, recensant 79 actions, 7 objectifs et des investissements pour pas moins de 2,2 Md€.

Et quand on parle en milliards, il faut prendre le temps d’expliquer et de débattre. Ainsi, le président Yann Mongaburu s’est exprimé presque une heure lors de la présentation, et le débat qui s’en est suivi a duré bien plus.

Parmi les enjeux principaux : les transports urbains et ferroviaires. En effet, sur les 2,2 Md€ d’investissements, 45 % seraient dédiés au rail, 25 % à la fiabilisation des conditions de circulation, 17 % aux transports urbains collectifs et à l’intermodalité, et 6 % aux espaces piétons, à la sécurité des déplacements ou encore au stationnement.

Sur ces 2,2 Md€, donc, la participation du SMTC (hors coûts de fonctionnement) s’élèverait à 352 M€ et celle de la métropole à 270 M€… Un peu faible pour les oppositions qui soulèvent le manque de certitudes quant aux participations de partenaires (Etat et Région en particulier). « Sur ces acteurs, nous n’avons que le pouvoir de formuler une demande ». Qu’à cela ne tienne : « Ne pas avoir toutes les clés ne doit pas empêcher les projets », explique Francie Mégevand, soutenue pas d’autres élus, qui rappellent que face à l’urgence écologique, l’Etat devra jouer son rôle.

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