D’ici 2025, finis les véhicules professionnels diesel dans le centre de 10 communes métropolitaines. Pour cela, les collectivités prévoient un plan d’actions progressif qui incite les pros à verdir leur flotte et organise des services. Mais cette zone à circulation restreint (ZCR) inquiète une partie du monde économique. Explications.

C’est une démarche en faveur de la qualité de l’air engagée dans 220 villes européennes et Grenoble en fait naturellement partie. L’objectif de la métropole est d’engager la transition énergétique des véhicules pour bannir petit à petit le diesel des centres.

Si les flottes des collectivités et les transports en commun ont commencé cette transition depuis plusieurs années (bus au gaz naturel, et bientôt les camions de ramassage des déchets…), c’est aux véhicules utilitaires et aux poids lourds (PL) que la métropole s’adresse aujourd’hui. Car si depuis le 1er janvier 2017, le centre-ville de Grenoble leur est interdit, au printemps prochain neuf communes* et le campus entreront dans la démarche.

« Nous serons sortis du diesel pour les professionnels d’ici 2025 »

« Le plan d’actions établi en 2016 prévoit des actions sur la logistique urbaine afin d’améliorer la qualité de l’air. En matière d’utilitaires et de PL, nous ne souhaitons plus de vignettes Crit’Air 5 d’ici 2019 (4 % des véhicules), plus de vignettes 4 en 2020 (10 %), plus de 3 d’ici 2022 (25 %) et ainsi, nous serons sortis du diesel pour les professionnels d’ici 2025 ». Une démarche qui inquiète le monde économique reconnaît le président de la métropole, Christophe Ferrari : « les transporteurs, artisans, commerçants… ont demandé un cadre clair et une mise en service progressive.»

Les collectivités ne laisseront pas les entreprises dans l’obligation de changer leur flotte sans un certain nombre de mesures. La Métro apportera une aide financière pour les professionnels souhaitant acheter un véhicule propre, allant de 1 500 € à 13 000 € (selon le type, de l’utilitaire au PL). Les entreprises privées accompagnent ces aides. Marion Carroz, directrice territoriale Alpes de GRDF a dit abonder à hauteur de 3 000 € supplémentaires pour les 13 premières demandes d’achat de PL. Par ailleurs, les pro disposent de mesures incitatives : récupération de la TVA pour l’achat de véhicules électriques ou GNV (véhicule au gaz naturel) et sur les carburants GNV et électriques, mais aussi gratuité de la carte grise.

 

// Lire la suite de l’article sur le site de l’Essor