Grenoble sans particules fines à l’horizon 2030 ? Jeudi, les élus de la métropole, rassemblés autour de leur président socialiste, Christophe Ferrari, et du maire écologiste de Grenoble, Eric Piolle, ont présenté un plan d’interdiction progressive, sur une grande partie de l’agglomération, de la circulation des véhicules utilitaires légers et poids lourds roulant au diesel, d’ici 2025. Une interdiction qui sera étendue aux véhicules particuliers diesels avant 2030, a souligné Eric Piolle.

En se concentrant sur les poids lourds et utilitaires, la méthode grenobloise pour se «libérer du diesel» diffère ainsi notablement de la voie suivie par Paris et des villes allemandes comme Stuttgart et Düsseldorf, qui préparent l’exclusion simultanée de tous les véhicules diesels.

Le 1er janvier 2017, la métropole grenobloise avait mis en place une zone à circulation restreinte (ZCR) expérimentale sur le centre-ville élargi, excluant les poids lourds et les utilitaires légers les plus anciens et polluants les jours ouvrables, de 6 heures à 19 heures. Cette ZCR sera étendue à huit nouvelles communes de l’agglomération début 2019, ce qui en fera «la plus large zone de basse émission de France». Par palliers, tous les utilitaires légers et lourds diesels, mais aussi les plus anciens roulant à l’essence, flottes des services publics et transports en commun compris, seront bannis de la zone. En 2025, seuls ceux classés Crit’air 1 (les moins polluants) pourront encore circuler sur la ZCR. En parallèle, la métropole conduit une politique ambitieuse de développement des alternatives : soutien financier à l’achat de véhicules à basse émission, création de stations de recharge pour les énergies propres (gaz, électricité et même hydrogène), développement de plateformes logistiques (centres de distribution urbaine), en partenariat avec de nombreux acteurs privés ou publics.

 

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