Les villes de Grenoble, Saint-Martin-d’Hères et Échirolles regrettent profondément d’avoir été écartées de l’expérimentation de la Police de Sécurité du Quotidien (PSQ) malgré une candidature commune et argumentée, qui était accompagnée de propositions concrètes, ainsi que Gérard Collomb, Ministre de l’intérieur, l’avait demandé.

Si cette décision devait être confirmée, ce sont aussi tous les efforts locaux – reconnus – accomplis dans les villes qui seraient balayés. Ces regrets sont d’autant plus forts que la délinquance dans la Zone de Police de Grenoble (Grenoble, Échirolles, Saint-Martin-d’Hères, Fontaine, Saint-Martin-le-Vinoux,

La Tronche et Gières) est reconnue comme importante par tous les acteurs locaux, notamment à cause des trafics de drogue, en dépit du travail majeur effectué au quotidien par la Justice et les forces de l’ordre. Cet été, le Procureur de la République avait évoqué avec force cette situation. Ces derniers mois, des faits divers lourds, douloureux, se sont multipliés dans l’agglomération, laquelle n’a jamais récupéré les effectifs policiers dont elle était dotée.

L’expérimentation de la PSQ permettrait un renfort d’effectifs et donc un véritable gain de capacités opérationnelles, tout en travaillant à améliorer la relation entre la Police et la population.

Nous allons demander rapidement audience au Ministre de l’Intérieur afin de faire valoir nos arguments pour que cette décision soit revue dans les meilleurs délais.

Intervention d’Eric Piolle en conseil métropolitain du 9 Février 2018 concernant la Police de Sécurité du Quotidien

 

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