Sélectionner une page

Une quinzaine de communes du territoire métropolitain ont été touchées par les intempéries. La Métropole a mobilisé une cinquantaine d’agents pour sécuriser les ouvrages d’art et les voies de circulation, comme la voie sur berge à Grenoble.

La voie Corato devrait rouvrir à la circulation mardi 16 janvier.

Il y a tellement de boue, de branchage et de gravats qu’on ne voit plus la chaussée. La voie sur berge à Grenoble, fermée à la circulation depuis une semaine, ne ressemble plus à une route mais plutôt à un champ de boue. Depuis mercredi matin, une vingtaine d’agents de la Métropole s’emploient à évacuer l’énorme quantité de limon qui obstrue depuis plusieurs jours la chaussée qui longe l’Isère.

Entre le 3 et 4 janvier, 40 mm de pluie sont tombées à Grenoble. Conjugué aux nombreuses précipitations de décembre, cet épisode a entraîné une brusque montée de l’Isère : le débit du fleuve est monté jusqu’à 800 m3/seconde. Construite dans les années 80 au-dessus d’un collecteur des eaux usées, la voie sur berge s’est retrouvée rapidement sous les eaux.

Grâce au travail des équipes de la Métropole et de la Ville de Grenoble, une centaine de m3 de limon et de branchages ont déjà été dégagés. Reste désormais à nettoyer et aspirer la chaussée pour la rendre à nouveau praticable. Ces derniers travaux de remis en état devaient durer le week-end. La voie sur berge devrait être rouverte à la circulation mardi matin.

Une nouvelle compétence depuis le 1er janvier

Coulées de boue, chaussées inondées, éboulements, glissements de terrain, embâcles sous les ponts… Grenoble n’est pas la seule commune à avoir été touchée par les précipitations. Une quinzaine d’autres communes de la Métropole ont été touchées : Claix, le Gua, Vif, Miribel-Lanchâtre, Quaix-en-Chartreuse, le Sappey-en-Charteurse, et à des degrés moindres Saint-Paul-de-Varces, Meylan, Vizille, Eybens, La Tronche, Murianette et Saint-Barthélémy-de-Séchilienne.

Au total, la Métropole a mobilisé une cinquantaine d’agents qui sont intervenus un peu partout sur le territoire, avec les équipes des communes, pour sécuriser les cours d’eau, les routes et les ouvrages d’art. « Je salue ici la mobilisation sans faille des services qui n’ont connu aucun répit depuis la semaine dernière, a déclaré jeudi Christophe Ferrari, président de Grenoble-Alpes Métropole. Leur action coordonnée a permis de régler de nombreux problèmes dans les temps ».

Cet épisode survient alors que la Métropole vient juste de récupérer (le 1er janvier 2018) la compétence Gemapi (gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations). Depuis quelques jours, Grenoble-Alpes Métropole a donc la responsabilité de l’entretien et de la surveillance des ouvrages de protection contre les inondations comme les digues. Dans ce cadre, des études sont déjà en cours pour déterminer s’il faudra renforcer certains ouvrages.

« Il ne faut pas sous-estimer ce qu’il s’est passé, a insisté de son côté Ludovic Bustos, vice-président de la Métropole délégué aux espaces publics et à la voirie. Ce genre d’événement arrive tous les 40 ou 50 ans. Il y a eu de nombreux dégâts et beaucoup de familles ont vu leur vie changer ». Et tout risque n’est pas encore écarté : Météo France annonce de nouvelles précipitations la semaine prochaine dans la région.

Share This