Cinq mois après l’annonce du PSE, l’intersyndicale de General Electric a été reçue une nouvelle fois par la Métropole. Christophe Ferrari lui a réaffirmé son soutien « plein et entier ».

L’intersyndicale a été reçu vendredi au Forum, le siège de la Métropole.

Les « General Electric » réunis une nouvelle fois à la Métropole. Après la remise du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) à la DIRECCTE, l’intersyndicale s’est retrouvée à nouveau vendredi aux côtés des élus métropolitains pour « faire le bilan de cinq mois de lutte ». La direction de GE a annoncé début juillet la suppression de 345 postes (sur 800).

« General Electric Hydro Grenoble fête cette année ses 100 ans d’existence, 100 ans de développements technologiques et de compétences qui risquent d’être balayés de notre pays, a d’abord rappelé Alfred-Pierre Santelli, délégué CFDT. Ce plan aura pour conséquence la fermeture ou la vente du site à court terme. (Or), GE Hydro travaille avec 600 sous-traitants en Rhône-Alpes ».

« Le personnel féminin est particulièrement impacté » par le PSE, a souligné de son côté Frédéric Strappazzon, délégué CGT, avant d’ajouter : « Aujourd’hui encore, la direction n’a toujours pas pu justifier concrètement comment elle en était arrivée à ce chiffre de 345 suppressions de postes ».

« Leur pouvoir d’influence »

« Les représentants du personnel et les organisations syndicales appellent General Electric à suspendre son projet de restructuration et ouvrir les voies d’un dialogue transparent, a conclu Nadine Boux, secrétaire général adjoint du comité d’entreprise et déléguée CFE-CGC. Ils en appellent aussi à l’État, en particulier au président de la République (…) et au ministre de l’Économie, pour qu’ils mobilisent leur pouvoir d’influence réel afin d’amener General Electric à de meilleurs considérations ».

Dès l’annonce officielle du PSE, le 7 juillet, Christophe Ferrari, président de Grenoble-Alpes Métropole, avait interpellé le chef de l’État en rappelant notamment l’engagement de General Electric, lors du rachat de l’activité énergie d’Alstom en 2015, de créer 1000 emplois nets en France d’ici la fin 2018. Deux jours après, le conseil métropolitain avait reçu une délégation du personnel et avait voté à l’unanimité un vœu de soutien aux salariés.

Christophe Ferrari a écrit une nouvelle fois au président de la République, en octobre, pour lui proposer cette fois une reconversion industrielle du site : la production de stations de transfert d’énergie par pompage. « Le niveau de maîtrise et des compétences des équipes permet de garantir une production qui a toute sa place sur le marché international », assurait-il.

« Défendre 345 familles de notre territoire »

Vendredi, le président de la Métropole a rappelé « son soutien plein et entier aux salariés et à l’intersyndicale ». « Il s’agit de défendre 345 familles de notre territoire (…), la plus belle et la plus puissante de notre filière », ainsi qu’un outil industriel indispensable « à la transition énergétique », a-t-il déclaré.

« On continue de se soumettre à des règles financières décidées sur des tableurs Excel remplis très loin d’ici », a fait remarquer de son côté Éric Piolle, maire de Grenoble. « Les engagements de General Electric ne sont pas du tout tenus. Dans ces conditions, c’est incompréhensible que l’État n’intervienne pas », a conclu le Guillaume Gontard, sénateur de l’Isère.

La France postCOP21 a besoin d’un plan d’investissement massif dans la transition ♻️. Au lieu de ça on a un plan social inique à @generalelectric décidé sur tableau Excel loin d’ici. Cette aberration est signée @EmmanuelMacron depuis le début et fragilise le modèle Grenoblois! pic.twitter.com/M6d9yDWloE

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