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Caroline Thermoz-Liaudy – Le micro capteur e-PM a été installé sur les tramways de la ligne A

L’expérimentation a eu lieu l’hiver dernier et pour trois mois. Une dizaine de capteurs fixés sur les toits des trams grenoblois devait valider la pertinence et la fiabilité des mesures de pollution en mouvement. Une démonstration réussie. Un second chapitre devrait avoir lieu dans un an.

L’expérimentation GreenZenTag, du laboratoire Lemon (incubateur réunissant la Semitag, le SMTC, et Transdev), est un test unique en France de mesures de pollution mobile, à partir de micro-capteurs installés sur les tramways. L’idée est de connaître très précisément les lieux de pollution, dans l’espace mais aussi dans le temps, puisque des rapports pouvaient être observés toutes les heures.

« L’idée première de cette expérimentation, c’était d’abord de tester le matériel. Et nous avons en effet pu constater que ça fonctionne. Et surtout, nous souhaitions étudier la complémentarité entre les capteurs fixes et mobiles. Tous les territoires ne sont pas égaux dans la capacité de mesure des pics de pollution. Le nôtre est très bien doté puisqu’il dispose d’une dizaine de stations, mais ce n’est pas le cas partout. Et nous venons de démontrer que les secteurs moins équipés pourront eux aussi procéder à des mesures », explique Yann Mongaburu, président du SMTC (Syndicat mixte des transports en commun).

En trois mois (entre décembre 2016 et février 2017), près de 6000 mesures ont été restituées, issues des tramways de la ligne A. Elles évaluent la pollution aux particules PM10 et PM 2,5. « Une mesure qui ne doit pas remplacer les données de référence prises par les bases fixes, mais les compléter », indiquent conjointement Camille Rieux d’Atmo Rhône-Alpes et Rémy Lagache d’Egis environnement. Limites basées notamment sur le fait que les tramways circulent généralement à proximité des routes, et donc du trafic routier, ce qui pourrait faire grimper les taux de pollution. « C’est pour cela qu’il y a aussi des bornes fixes et que les mesures sont « redressées ». Mais les résultats ne sont pas obsolètes pour autant car beaucoup d’habitants vivent aussi près des routes. »

// Lire la suite de l’article sur le site de l’Essor

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