Tricycles et quadricycles électriques en accès libre n’ont pas convaincu. En cause, l’inadaptation des véhicules et un dépôt de garantie élevé.

La métropole grenobloise, agglomération particulièrement touchée par la pollution automobile, vient de mener pendant trois ans une expérimentation originale : mettre à disposition du public, en libre-service, 70 voiturettes électriques futuristes. Ces tricycles et quadricycles compacts et très maniables, aux couleurs acidulées, étaient des prototypes produits par Toyota. Le dispositif, baptisé «Cité Lib by Ha:mo», associait cinq partenaires publics et privés : la communauté d’agglomération Grenoble Alpes Métropole, la ville de Grenoble, EDF et sa filiale Sodetrel, Toyota et enfin la société d’auto-partage Citiz.

En octobre, tous se sont réunis pour tirer le bilan de l’expérimentation et… valider son arrêt, le 30 novembre. Cité Lib n’a en effet pas trouvé son public. En trois ans, seules 1 500 personnes se sont abonnées au dispositif, via une cotisation de 15 euros et une formation de conduite d’une heure et demie. Quelque 50 000 trajets ont été comptabilisés au total en trois ans, soit 714 trajets seulement en moyenne pour chacun des véhicules et 33 par utilisateur…

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