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TROIS OPÉRATIONS-PILOTES LANCÉES À GRENOBLE ET ÉCHIROLLES

À partir de novembre, plusieurs quartiers de la Métropole vont expérimenter la collecte des déchets alimentaires. Deux opérations, menées pendant un an, concernent les habitants des quartiers de la Capuche à Grenoble et de la Commanderie à Échirolles.
La troisième expérimentation, qui sera conduite pendant trois mois renouvelables, concerne les restaurateurs et les commerces de l’hyper-centre grenoblois et sera également accompagnée d’un test sur le ramassage des cartons. Au total, 3 000 foyers et 500 commerçants vont participer gratuitement à ces opérations pilotes. Autant d’initiatives vertueuses impulsées par la Métropole, en lien avec les Villes de Grenoble et d’Échirolles.

Épluchures, restes de repas, marcs de café, pains rassis, produits périmés …, les déchets alimentaires représentent 30% du poids de nos ordures ménagères. Dans l’agglomération, cela équivaut à 18 000 tonnes par an, soit environ 60 kilos par habitant. Pourtant, les trier permettrait de produire un compost de qualité, mais aussi une énergie renouvelable (le biogaz). Le calcul a été fait : cette matière inexploitée aujourd’hui pourrait recouvrir les besoins en énergie de 700 logements de 100 m2 ou alimenter en carburant des bus et des bennes à ordures ménagères. Une manne qu’il s’agit aujourd’hui de récupérer pour la valoriser.

La problématique est aujourd’hui bien identifiée par la Métropole et va faire l’objet, dès le 6 novembre, d’une expérimentation en bonne et due forme, avec trois publics distincts : les commerçants de l’hypercentre grenoblois (130 restaurants et commerces alimentaires concernés), les habitants d’un quartier urbain (Grenoble La Capuche, soit 2200 foyers), et les habitants d’un quartier pavillonnaire (Échirolles La Commanderie, soit 800 foyers).

Concrètement, chaque foyer concerné par la collecte des déchets alimentaires sera doté d’un bioseau et de sacs compostables, pour stocker momentanément à la maison ces déchets et d’un nouveau bac, de couleur marron. Les différentes expériences menées en France et de par le monde prouvent aujourd’hui que ce stockage n’engendre ni mauvaises odeurs, ni insectes.
En effet, les bioseaux ajourés et les sacs compostables, sont conçus pour être étanches tout en laissant passer la vapeur d’eau des aliments qui maturent. Grâce à cette technique, plus de mauvaises odeurs ! Il suffit ensuite de jeter le sac fermé (même si le sac n’est pas plein) dans le bac marron qui sera collecté une fois par semaine par la Métropole. Les déchets alimentaires seront acheminés dans un centre de compostage (Murianette / Pays Voironnais) pour être transformés en compost dans des cultures maraîchères.

Chaque expérimentation s’accompagne logiquement d’une réorganisation des fréquences de collecte, le volume de déchets dans la poubelle d’ordures ménagères (bac gris) devant mécaniquement diminuer. À la Capuche par exemple, la fréquence de ramassage de la poubelle grise passera progressivement de trois fois à une fois par semaine.

À terme, une fois le bilan de ces expérimentations tiré, l’ambition de la Métropole, en lien avec les 49 communes, est bien de généraliser dès que possible le compostage et la collecte des déchets alimentaires sur tout le territoire, en l’adossant à deux projets industriels en cours : l’adaptation et l’agrandissement de la plateforme métropolitaine de compostage de Murianette, et la création d’un centre de méthanisation et de compostage Cette matière organique collectée pourra ainsi servir, demain, à produire du gaz prêt à être injecté dans le réseau, et du compost pour l’agriculture locale.
Un exemple vertueux d’économie circulaire.

// Retrouvez ici le dossier de presse complet des opérations-pilotes

 

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