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Une nouvelle étape vient d’être franchie dans le déroulement du chantier de sécurisation de l’alimentation en eau des communes de Vif, le Gua et Varces. Le forage du nouveau puits qui se substituera à la source de l’Échaillon a démarré vendredi 13 octobre, marquant l’entrée dans la dernière phase de travaux avant une mise en service prévue en Juillet 2018.

Lancement du forage dans la Réserve naturelle des Isles du Drac.

Engagé par la Métropole à la suite de l’épisode de pollution survenu en mars 2016 à la source de l’Échaillon, le chantier consiste à aménager un nouveau captage dans la Réserve naturelle régionale des Isles du Drac afin de créer un nouveau réseau d’eau potable sécurisé qui desservira les communes de Vif, le Gua et un hameau de Varces-Allières et Risset (la source de l’Echaillon étant conservée en secours).

Le puits, d’une profondeur de 49 mètres, permettra de capter l’eau dans la nappe phréatique du Drac à raison de 60 litres/seconde. Son implantation a fait l’objet de nombreuses études préliminaires comme en témoigne Guillaume Boudin, gérant de la société Géodéfis, spécialisée en hydrogéologie et faisant partie de la maîtrise d’œuvre du projet : « Nous avons notamment réalisé un forage d’essais et installé 6 piézomètres (petits forages permettant de mesurer le niveau de la nappe) afin de définir les caractéristiques et le positionnement exact du forage définitif qui se trouve dans le périmètre de protection immédiat des captages de Rochefort. Des mesures ont également mis en évidence la qualité de l’eau, naturellement filtrée ».

Ce projet d’envergure, d’un montant de plus de 3,6 M€, comprend aussi l’installation d’une station de pompage ainsi que la pose d’environ 3 km de nouvelles canalisations afin de permettre l’acheminement de l’eau.

Présents lors du lancement du forage, de nombreux élus parmi lesquels Guy Genet, maire de Vif, Jean-Luc Corbet, maire de Varces, Jean-Pierre Amphoux, conseiller municipal de Le Gua, Christophe Mayoussier, vice-président de la Métropole et Christophe Ferrari, président de la Métropole. Tous ont unanimement salué le travail déjà effectué tout comme le respect du calendrier – volontairement contraint – et du budget de l’opération.

« Seule la Métropole pouvait réaliser un tel investissement et se devait de le faire compte tenu de l’incident terrible qui s’est produit en mars 2016 » a souligné Christophe Ferrari, avant de rajouter : « Cela a été un moment extrêmement difficile pour les habitants des communes concernées comme pour la Métropole grenobloise mais nous sommes désormais dans une bonne dynamique. Il s’agit de la maintenir jusqu’à la mise en service en Juillet 2018 afin de garantir aux habitants une meilleure qualité de l’eau ».

 

// Lire l’article sur le site de la Métro

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