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La tarification sociale de l’eau permettra aux ménages les plus modestes d’obtenir une aide de 53 euros en moyenne. Le dispositif est financé sans hausse du prix de l’eau.

Tout en maintenant un prix modéré de l’eau, Grenoble-Alpes Métropole a décidé de participer à l’expérimentation nationale de la tarification sociale de l’eau.

Grenoble-Alpes Métropole fait partie des 50 collectivités participant à l’expérimentation de la tarification sociale de l’eau prévue par la loi Brottes. Cette mesure vise à assurer l’accès à l’eau pour tous, reconnu comme un droit fondamental par l’ONU en 2010. « L’eau est un bien inestimable, a rappelé Christophe Ferrari, président de la Métropole. Par cette tarification sociale, nous marquons une approche solidaire et une orientation politique forte ».

L’expérimentation, qui doit durer deux ans, prend la forme d’une aide financière s’adressant aux ménages dont la facture d’eau dépasse 2,5% de leurs ressources. Sur les 49 communes de la Métropole, près de 9500 ménages sont concernés. Le montant de l’aide est calculé en fonction des revenus, du nombre de personnes composant le foyer et du prix de l’eau. En moyenne, celui-ci s’établira à 53 euros par an – la facture moyenne d’un ménage s’élève à 380 euros par an.

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Pour en bénéficier, pas besoin d’entamer de démarche. La Métropole a signé une convention avec la Caisse d’allocations familiales (CAF) pour établir la liste des bénéficiaires. L’aide leur est directement versé par virement bancaire. Le dispositif coûtera 480 000 euros, pris en charge intégralement par la collectivité. « La tarification sociale ne sera pas payée par une hausse du prix de l’eau », a souligné Christophe Ferrari.

Un diagnostic pour limiter la consommation

Elle sera financée par le budget général de la Métropole, celui de l’eau et de l’assainissement, et les économies d’échelles réalisées par la mutualisation des services, a-t-il précisé. L’eau de l’agglomération demeurera donc l’une des moins onéreuses de France : 20% moins chère que la moyenne nationale (3,18 euros TTC/m3 contre 3,85 euros TTC/m3).

En plus de cette aide financière aux ménages, le dispositif prévoit un diagnostic pour aider les ménages à maîtriser leur consommation. Quelques jours après le lancement de l’opération, une trentaine d’entre eux ont déjà demandé à en bénéficier. Les premiers diagnostics devraient démarrer en octobre, a précisé Christophe Mayoussier, vice-président en charge de l’eau.

La Métropole participe également à hauteur de 17000 euros au Fonds de solidarité pour le logement. Géré par le Département de l’Isère, le FSL accorde des aides aux personnes rencontrant des difficultés à payer leur facture. L’ensemble du dispositif sera évalué dans deux ans et selon la loi Brottes, « les solutions mises en œuvres qui se seront révélées les plus pertinentes pourront, le cas échéant, être étendues à l’ensemble du territoire ».

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