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Âgé de plus de 100 ans (sous sa forme actuelle), le vénérable pont suspendu reliant le centre historique de Grenoble (rive gauche) à la place de la Cymaise, dans le quartier Saint-Laurent (rive droite), va connaître un ravalement complet afin d’assurer sa pérennité et la sécurité de ses usagers.

Une corrosion importante

Depuis le 1er janvier 2015, Grenoble Alpes Métropole est le gestionnaire de cet ouvrage transféré par la Ville de Grenoble. Mise en sécurité depuis fin 2015 – en limitant l’accès sur sa partie centrale – la passerelle Saint-Laurent sur laquelle transite un millier de personnes chaque jour, sera fermée au public le 2 octobre prochain. Un chantier d’un an est en effet nécessaire pour réhabiliter et sécuriser complètement ce bel ouvrage particulièrement prisé des photographes mais malheureusement rongé par une corrosion importante sur ses parties latérales. « En France, afin de garantir la sécurité des usagers, la norme impose que ce type d’ouvrage puisse résister à 400 kg par m2, indiquent les services de la gestion patrimoniale et des infrastructures. Or aujourd’hui, sur la moitié de la surface de la passerelle, ce n’est plus le cas ».

Un chantier complexe

Un chantier particulièrement long, onéreux et d’une grande complexité qui s’explique par la nécessité de démonter et de remplacer entièrement le tablier (qui ne peut être réparé) de la passerelle, et de nettoyer et réparer certaines de ses parties maçonnées. Point crucial, il s’agira aussi de remplacer les pièces corrodées de la structure métallique et surtout de décaper les peintures qui ne protègent plus de la corrosion et qui contiennent à la fois de l’amiante et du plomb.

Un désamiantage en règle

Cette dernière opération va donc nécessiter un désamiantage en règle de l’ouvrage, en observant les exigences strictes d’hygiène et de sécurité en la matière. L’édifice, entièrement confiné et mis en dépression, sera doté de filtres pour piéger l’amiante. Conçu pour résister verticalement – mais restant vulnérable latéralement -, il sera renforcé pendant les travaux pour diminuer les effets d’une prise au vent trop importante, engendrée par l’installation de bâches nécessaires à son confinement. Le déroulement du chantier sera contrôlé par les professionnels de santé et l’inspection du travail et les hommes en scaphandrier qui travailleront au contact de l’amiante passeront par une série de trois sas de décontamination avant de pouvoir retourner à l’air libre.

De gauche à droite, Bernard Perazio, vice-président du Département chargé de la voirie, Ludovic Bustos, vice-président de la Métropole délégué aux espaces publics et voirie et Antoine Back, conseiller municipal de la Ville de Grenoble (secteur 2)

Une déviation de 230 mètres

Durant ces 12 mois de travaux, la déviation piétonne via le pont de la Citadelle, entre le quai Xavier-Jouvin (rive droite) et le quai Stéphane-Jay (rive gauche) occasionnera un détour de 230 mètres. Une signalétique et un balisage spécifiques, ainsi que des animations dynamiques projetées sur les bâches de l’édifice, seront mis en place « pour inciter à traverser l’Isère » afin qu’«il n’y ait pas de perte d’attractivité pour le quartier», assure Antoine Back, conseiller municipal (secteur 2). Cela, afin de palier les inquiétudes des commerçants, de conserver l’affluence des musées de la rive droite (Archéologique, Dauphinois et des troupes de montagne), et plus globalement, de maintenir la particulière vivacité citoyenne du quartier. Pour lancer les travaux, un moment festif (concert italien et bal) est prévu le 29 septembre sur la place de la Cymaise.

Coût total : 2 310 000 €

  • Grenoble-Alpes Métropole : 1 297 500€
  • Département : 550 000€
  • Ville de Grenoble : 462 500€
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