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Du vendeur au loueur en passant par le réparateur et le livreur, jusqu’au fabricant d’équipements et d’accessoires, le vélo draine une nouvelle économie en plein essor.

Grenoble est, paraît-il, la ville la plus plate de France. Cette particularité profite au moins à une catégorie d’habitants : les cyclistes. Alors qu’ils n’étaient qu’une poignée de courageux il y a encore quelques années (surtout en hiver), ils sont aujourd’hui partout, et par tous les temps. La pratique cyclable a augmenté de plus de 30% dans l’agglomération grenobloise entre 2009 et 2015.

Les premiers à profiter de cet engouement sont les professionnels. Selon l’Union nationale de l’industrie du vélo (Univélo), près de trois millions de cycles se sont vendus en France en 2015 (pour deux millions de voitures…). Le chiffre d’affaires du marché du cycle atteint désormais 1,6 milliard d’euros.

Dans l’agglomération grenobloise, on compte au moins une douzaine de vendeurs et de réparateurs. Pour tous, le vélo représente un nouvel eldorado. « On est entre 20 et 25% d’augmentation (du chiffre d’affaires) par an », confirme Michaël Barret, gérant de la boutique Cyclable.

Le vélo compétitif

Rassemblées au sein du collectif Les Boîtes à Vélo, une douzaine de PME ont choisi le cycle comme véhicule utilitaire. Toutenvélo, par exemple, propose les déménagements (jusqu’à 300 kg) en deux-roues. Et ça marche. « Il se trouve qu’on déménage plus ici qu’ailleurs, note son cofondateur Jérôme Cucarollo, surtout de Grenoble à Grenoble. Or, nous sommes justement très compétitif jusqu’à 3 km ».

Ce nouvel écosystème économique n’aurait peut-être pas vu le jour sans une politique publique en faveur du cycle. La Métropole investit six millions d’euros par an pour développer les pistes cyclables et Métrovélo. Près de 7000 vélos jaunes sont en circulation, ce qui en fait le premier service de location de province en nombre de vélos. L’objectif de est d’en proposer 9000 d’ici 2020.

// Lire l’article sur le site de la métropole

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