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Atmo Auvergne Rhône-Alpes, l’observatoire de la qualité de l’air, vient de publier son nouveau bilan 2016. Dans la Métropole – et malgré des pics de pollution de forte ampleur cet hiver – la tendance d’une meilleure qualité de l’air se confirme.

Difficile à entendre, et pourtant… D’année en année, la qualité de l’air s’améliore dans notre territoire. Sur 2007-2016, l’observatoire Atmo Auvergne Rhône-Alpes confirme que les efforts engagés continuent de porter leurs fruits : avec des niveaux de polluants en baisse de 21% pour le dioxyde d’azote (NO2) et de 34% pour les particules fines (PM10) au niveau de la région, comme à l’échelle métropolitaine. Des efforts que la Métropole souhaite encore intensifier pour atteindre les objectifs du plan Air Energie Climat à l’horizon 2030 : moins 40% pour les PM10, moins 65% pour les NOx.

« S’attaquer à la pollution chronique »

Mais pour y parvenir, « il est nécessaire de s’attaquer à l’exposition chronique quotidienne, car c’est avant tout elle qui a un impact sur la santé », prévient Camille Rieux, référent territorial de l’observatoire. Oui mais comment ? : « En encourageant le remplacement des appareils de chauffage au bois individuels non performants et les alternatives à la voiture solo, et en créant des Zones de circulation restreintes (ZCR) », affirme le scientifique. Autant de solutions mises en place par la Métropole ces dernières années, comme la prime Air-Bois, le service Métrovélo et la ZCR sur le centre-ville élargi de Grenoble, en direction des véhicules de livraison les plus polluants.

 

Crit’Air : un dispositif ambitieux

Concernant les pics de pollution aux particules de décembre et janvier derniers, leur explication est à trouver dans un hiver rigoureux, doublé de conditions météo favorables à l’accumulation des polluants du chauffage au bois (45%) et du trafic routier (25%). En plus des mesures temporaires habituelles en cas de pic de pollution (limitation de la vitesse, report d’opérations polluantes dans l’industrie, interdiction du chauffage au bois d’appoint…), ces épisodes ont entraîné pour la première fois en France le déclenchement du dispositif Crit’Air, qui possède un fort potentiel pour lutter contre les pics de pollution.

« En intervenant plus tôt sur la vitesse et en restreignant la circulation, ce dispositif représente un outil plus ambitieux sur le secteur des transports.Si ses mesures étaient effectivement respectées, cela permettrait les émissions de polluants du trafic de près de 40% à partir du 7e jour ».

En pratique, l’évaluation menée dernièrement par l’Observatoire montre que « l’efficacité du dispositif s’est avérée modeste en raison d’un taux de respect des mesures limité. Avec une diminution du trafic routier d’environ 5% au lieu des 22% attendus. Mais ces résultats ne remettent pas en question l’efficacité théorique de ce dispositif qui ne fait que débuter », explique Camille Rieux.

 

Une application pour choisir le chemin le moins pollué

« Désormais, nous avons particulièrement besoin de faire de la pédagogie et d’accompagner le citoyen en lui donnant un maximum de connaissances », estime désormais l’observatoire qui vient de lancer son service mobile Air to Go : une application permettant de se déplacer en respirant un air de meilleure qualité. « Cette nouvelle appli nous permet de mettre, dans la poche des Rhônalpins, des données de prévision quotidienne extrêmement fines, c’est-à-dire à l’échelle de la rue », assure enfin Camille Rieux. Disponible uniquement sur Iphone pour l’instant, elle devrait être accessible sur Androïd dans le courant de l’année. Avec ce nouveau service, l’utilisateur vérifie l’état de la qualité de l’air ambiant à l’endroit où il se trouve et en tous points du territoire, ce qui lui permet de choisir l’itinéraire le moins pollué pour ses déplacements…

// Plus d’infos sur www.air-rhonealpes.fr

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