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La biennale de Grenoble, qui s’ouvre ce jeudi 9 mars, a pour thème cette année : « Les villes en transition ». L’occasion de faire le bilan de cette démarche originale, initiée il y a douze ans en Angleterre, et qui vise à limiter au maximum l’impact énergétique des communautés urbaines pour en faire les acteurs centraux du monde de l’après-pétrole. Éric Piolle, maire EELV de Grenoble nous en dit plus sur cette démarche et sur l’engagement de sa ville dans ce mouvement.

Usbek & Rica : En quoi les villes sont-elles des acteurs essentiels de la transition énergétique ?

Éric Piolle : Aujourd’hui, plus que les villes proprement dites, ce sont les territoires qui sont les acteurs majeurs de la transition. On voit à quelle vitesse évoluent les États et les accords internationaux : il s’est écoulé plus de vingt ans entre le sommet de Rio (1992) et la COP21 (2015)… À Paris, en décembre 2015, pour la première fois, l’humanité s’est donnée des objectifs communs. Même si les objectifs ne sont pas encore assez ambitieux et si la traduction opérationnelle n’est pas immédiate, c’est une étape importante. Quand on constate la puissance de la résistance au changement et les difficultés géopolitiques du moment, on se dit que c’est d’abord au niveau des territoires que l’on peut s’affranchir des lobbys, que l’on peut faire du concret ensemble et se prouver à nous même que oui, on peut répondre au défi. Il ne faut pas retirer aux États leur capacité de régulation mais les territoires sont les principaux vecteurs du changement. Énergies renouvelables, biodiversité, économie circulaire, nouvelles mobilités… Tout ça se passe d’abord dans les territoires, et notamment à l’échelle des villes.

 

// Lire la suite de l’article sur le site d’Ubsek&Rica

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