Sélectionner une page

Élu en 2014, le premier maire écolo d’une grande ville française a récemment essuyé plusieurs critiques sur sa gestion, notamment budgétaire, de Grenoble. Pour « We Demain », il dresse un premier bilan de son action politique.

 

Eric Piolle est le premier maire écolo d'une grande ville française. (Crédit : Stéphane Bieganski)

Eric Piolle est le premier maire écolo d’une grande ville française. (© Stéphane Bieganski)

 
Il  est à la tête de Grenoble depuis bientôt trois ans. We Demain s’est entretenu avec Éric Piolle, le premier maire écolo d’une préfecture française afin de dresser un premier bilan de son action politique. Alors que sa gestion est critiquée par de nombreux responsables politiques, que certaines entreprises s’en détournent et que ressurgit le dossier de la qualité de son air suite au récent épisode de pollution, quelles réponses apporte l’élu ? Le maire de Grenoble répond point par point, à l’approche de la biennale des villes en transition, qui se tiendra du 9 au 12 mars dans sa ville.

We Demain : Vous êtes maire de Grenoble à la tête d’une majorité écologistes-Parti de gauche-Alternatifs depuis bientôt trois ans : Quel premier bilan faites-vous de votre action ? Qu’est-ce qui a changé à Grenoble ?

Éric Piolle :  La grande différence, c’est que la société se prend en main ! Les citoyens, les professionnels, les acteurs publics affrontent les défis du temps présent et de demain : sur les questions de démocratie locale, ou d’espace public urbain qui n’est pas seulement celui de la circulation automobile, comme dans les années d’après-guerre, mais un espace de vie, de projets. Cette même volonté conduit à une politique cohérente des biens communs : Nous fournissons une eau pure et non traitée avec des tarifs sociaux et même gratuits pour les premiers mètres cubes, nous avons monté des coopératives pour produire de l’énergie photovoltaïque renouvelable…

Il faut encore évoquer l’agriculture urbaine, la lutte contre la pollution de l’air à destination d’abord des plus fragiles, qui sont les plus exposés : il y a une corrélation directe entre nos actions et des maladies comme le cancer, donc l’espérance de vie. Notre politique, c’est une approche globale et cohérente qui passe par la politique de la ville, l’organisation des services publics et la politique culturelle pour permettre à chacun une émancipation et la pratique quotidienne de l’art.

 

Share This