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EXPERIMENTATION La commune iséroise est la première de France à essayer de mesurer la pollution de cette manière…

Dans une ville comme Grenoble qui, comme d’autres communes françaises, suffoque régulièrement sous les pics de pollution, l’enjeu est important. Depuis le 19 décembre, une dizaine de microcapteurs ont été installés sur les toits des tramways de la ligne 2 dans le cadre d’une expérimentation, baptisée GreenZentag.

Porté par le laboratoire d’expérimentations des mobilités de l’agglomération grenobloise (Lemon) créé par les acteurs des réseaux de transports (Transdev, SMTE, Tag), ce dispositif doit permettre de mesurer le taux de particules PM10 et PM2.5 au cours du trajet effectué par le tram.

6.000 mesures par jour

Sur les 20 km de cette ligne la plus fréquentée de l’agglomération grenobloise, qui relie Fontaine à Echirolles, les microcapteurs vont procéder à 6.000 mesures chaque jour. « Soit une mesure toutes les deux minutes et demie. L’objectif est d’avoir une fiabilité des données récoltées », précise Sophie Boucaud, responsable du projet chez Transdev.

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« C’est la première fois en France que des microcapteurs installés sur les trams vont mesurer la pollution de manière géolocalisée et en déplacement ». Les mesures recueillies par les appareils conçus par la start-up EcologicSense sont transmises à une autre société grenobloise, Egis environnement, qui a pour mission de les décrypter.

Pour s’assurer de leur fiabilité Atmo Rhône-Alpes, l’observatoire chargé de la surveillance de la qualité de l’air, prête main-forte. « L’idée n’est évidemment pas de concurrencer les mesures réalisées par Atmo grâce à ses capteurs fixes répartis sur les territoires, mais bien d’essayer d’apporter des données complémentaires », ajoute Sophie Boucaud.

// Voir aussi Grenoble, un modèle à suivre en matière de lutte contre la pollution?

// Lire la suite sur le site de 20 Minutes

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