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Tout conducteur grenoblois doit désormais arborer sur son pare-brise une pastille colorée. Après Paris, Grenoble-Alpes Métropole est la première agglomération de région à déployer un plan ambitieux de lutte contre la pollution. En vigueur depuis le 1er novembre, le dispositif des « certificats de qualité de l’air » doit lui permettre d’interdire la circulation des véhicules les plus polluants en cas de dégradation durable de la qualité de l’air.

 

Par ce plan, Grenoble cherche à réduire la durée des pics de pollution auxquels elle est soumise. Située dans une cuvette, la ville alpine connaît des épisodes de pollution atmosphérique souvent supérieurs à dix jours consécutifs. Cette configuration géographique complique la dispersion des polluants, qui se retrouvent bloqués latéralement par les montages, et en altitude par la persistance des anticyclones. Sur un an, l’agglomération grenobloise a déjà connu jusqu’à quarante-cinq jours de pics de pollution, comme en 2013, année particulièrement favorable aux phénomènes anticycloniques.

Mesures progressives

Dorénavant, dès que l’indice de la qualité de l’air atteindra le « seuil d’information », sans amélioration prévue le lendemain, la vitesse maximale autorisée sera réduite, le jour suivant, à 70 km/h sur toutes les voies rapides de l’agglomération. Si l’épisode se prolonge, dès le cinquième jour les véhicules immatriculés avant le 1er janvier 1997 ne seront plus autorisés à circuler ; le septième jour, ce sera au tour des voitures diesel de norme Euro 2 antérieures au 1er janvier 2001, et Euro 3 antérieures au 1er janvier 2006.

// Lire la suite de l’article sur le site du Monde.fr

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